Jarg Geismar • if you don't come in, smile as you go by, nr. 2 • Ruttkowski;68 • Paris • 14.11.2026 – 17.01.2027 • Press Release @ainsiparlaitlart_gerardpocquet
Ruttkowski;68 présente "if you don't come in, smile as you go by, nr. 2", quatrième exposition personnelle de la galerie consacrée aux œuvres de Jårg Geismar (né en 1958 à Burgsvik, Suède, mort en 2019 à Essen, Allemagne), à Paris.
Jårg Geismar avait quelque chose d’un magicien. Il trouvait les matériaux de ses œuvres
dans la rue, dans d’anciens bâtiments industriels, jusque dans les ordures. Il s’agissait
de simples sous-produits de la vie quotidienne : planches de bois, feuilles de cellophane,
bouts de papier, vitres brisées, câbles ou, comme ici, les emballages en cellophane des paquets de cigarettes. Il les peignait à la peinture lumineuse pour verre, puis les épinglait au mur.
Il transformait ainsi ces objets transparents mis au rebut en œuvres délicates qui captent
et renvoient la lumière, et que leur éclat élevait au rang d’objets de désir.
Il y a ses dessins. Fasciné par les images produites par les appareils électroniques,
des images faites de lumière, immatérielles et en perpétuel changement, Geismar a cherché
à créer quelque chose d’équivalent avec des moyens traditionnels : des images visibles
mais immatérielles, toujours en mouvement. Il dessinait sur des surfaces translucides,
comme le verre ou le film de cellophane, puis installait ces dessins légèrement à distance
du mur, de sorte qu’ils projettent des ombres et prolongent ainsi le geste du dessin.
Ce sont les traces d’instants fugaces qui ne cessent de se dérober et ne laissent que par moments entrevoir quelque chose comme la beauté. Pour Geismar, voir la beauté surgir
au cœur d’un monde ordinaire, souvent sale, comptait tout particulièrement.
Jårg Geismar était discret et modeste, avec une voix calme et douce.
Jårg Geismar était discret et modeste, avec une voix calme et douce.
Mais c’était un observateur aiguisé. Il savait arracher un instant ou un objet au flux du temps pour en faire une œuvre d’art. Son ambition était de percer l’engourdissement produit
par les médias de masse et de réveiller notre capacité d’attention endormie.
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