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# 15 • Albanie • « Nderi i Qytetit » • Les visages de Gjirokastër • Ismail Kadare • Musine Kokalari • Eqrem Çabej • Vasil Laboviti • R. Fico • Bule Naipi et Persefoni Kokëdhima • Hasan Xhiku • UNESCO • 

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Les visages de Gjirokastër La ville aligne, comme partout ailleurs en Albanie, ses statues et ses murs d'honneur, mais celui de Gjirokastër a ceci de particulier qu'il rassemble d'un coup,  sur une même paroi de pierre claire, cinq visages en bronze sous l'inscription  « Nderi i Qytetit » , l'Honneur de la Ville. Ismail Kadare domine largement le groupe par sa notoriété : le plus célèbre écrivain albanais de tous les temps, premier lauréat du Man Booker International Prize  en 2005, plusieurs fois pressenti pour le Nobel, né dans cette même ville  une génération après le dictateur Enver Hoxha, lui aussi originaire de Gjirokastër. Musine Kokalari vient juste après, et son histoire est parmi les plus poignantes  du pays. Née en 1917, première femme albanaise à publier un recueil de poèmes  dans son pays, elle cofonde en 1943 le Parti social-démocrate albanais et devient  l'une des rares voix féminines de l'opposition anti-communiste naissante.  Le r...

# 10 • Butrint, la ville au bœuf blessé • Albanie • Gallery Photo • Ainsi parlait l' Œil écoute, Ainsi Parlait l'Art.

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Butrint, la ville au bœuf blessé Butrint occupe une presqu'île entourée d'eau, coincée entre le lac des Nymphes  et le canal de Vivari qui le relie à la mer Ionienne, un site que les Anciens appelaient Bouthrotos. La légende, elle, préfère une autre étymologie, plus sanglante : Hélénos, gendre de Priam, fuyant Troie en flammes, aurait sacrifié un taureau pour s'assurer un passage tranquille vers l'Épire ; blessé, l'animal se serait jeté à la mer, aurait nagé jusqu'à cette rive et y serait mort, d'où « bou-throtos », le bœuf blessé.  Virgile en fait une étape de son Énée ; Racine y situe son Andromaque.  Le mythe, ici, précède largement l'archéologie. La ville, cœur des tribus chaones, grandit dès le VIe siècle avant notre ère, se fortifie, se dote de temples, dont celui d'Asclépios, dieu de la santé, puis d'un théâtre.  Rome s'y intéresse tôt : César tente d'y fonder une colonie dès 44 avant J.-C.,  mais il faudra attendre Auguste pour qu...

# 14 • Un aigle à deux têtes : l'histoire du drapeau albanais.

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Un aigle à deux têtes : l'histoire du drapeau albanai s Avant même de poser un pied à Tirana, il faut s'arrêter sur ce drapeau qu'on croise partout dans le pays, brodé, peint, aimanté sur tous les frigos des boutiques  de souvenirs : fond rouge, aigle noir à deux têtes, ailes déployées.  On l'attribue à Gjergj Kastrioti, dit Skanderbeg, qui l'aurait hissé en 1443 en reprenant Krujë aux Ottomans, puis à nouveau en 1444 en fédérant les princes albanais au sein de la Ligue de Lezhë. L'aigle bicéphale n'est pas son invention : c'est le sceau de sa propre famille, les Kastrioti, documenté sous cette forme dès 1458, lui-même repris du grand aigle impérial byzantin. Sur les armoiries complètes, un détail curieux surmonte l'aigle : le casque de Skanderbeg, couronné de cornes de bouc, un ornement dont l'origine reste discutée, certains y voyant un écho des cornes de bélier d'Alexandre le Grand, d'autres celles portées par Pyrrhus d'Épire. Le c...

# 13 • La maison natale d'Enver Hoxha, Gjirokastër • Musée ethnographique de Gjirokastër • Biographie • Enver Hoxha naît le 16 octobre 1908 •

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  La maison natale d'Enver Hoxha, Gjirokastër À l'intérieur du musée ethnographique de Gjirokastër, bâti sur l'emplacement de la maison natale d'Enver Hoxha, bien que l'édifice d'origine ait brûlé en 1966 et ait été reconstruit depuis, un petit berceau de bois à bascule repose dans un angle de pièce au parquet sombre. Devant lui, une plaque de pierre : « Në këtë dhomë lindi më 16 tetor 1908 Enver Hoxha » — « Dans cette chambre naquit, le 16 octobre 1908, Enver Hoxha ». Rien d'autre autour, aucune mise en scène : juste ce berceau nu. Un panneau bilingue, plus loin, retrace la biographie officielle du dictateur. En voici la traduction complète. Enver Hoxha naît le 16 octobre 1908, dans une famille établie de Gjirokastra. Il passe sa petite enfance dans la ville, où il achève l'école civique (1917-1923) puis suit trois années de lycée. De 1927 à 1930, il poursuit ses études à Korçë, au lycée français. En 1930, il s'inscrit à l'université de Montpell...

# 12 • Le Syri i Kaltër • l'Œil Bleu • Quand le marketing touristique rattrape la nature • Albanie • Gallery Photo • L'Œil écoute, Ainsi Parlait l' Art

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# 12 • Le Syri i Kaltër • l'Œil Bleu Crédits Photo: @ainsiparlaitlart_gerardpocquet L'Œil Bleu : quand le marketing touristique rattrape la nature Le Syri i Kaltër • l'Œil Bleu • se trouve à environ 22 km à l'est de Sarandë, sur la route de Gjirokastër, au cœur du massif karstique du Mali i Gjerë, une unité géologique  de 440 km² à cheval sur la frontière gréco-albanaise. C'est de là que jaillit la Bistricë, rivière de 25 km qui se jette dans la mer Ionienne : la source elle-même est un gouffre karstique dont on n'a jamais mesuré la profondeur exacte, des plongeurs sont descendus à plus de 50 mètres sans en trouver le fond, avec un débit moyen  de 18,4 m³ par seconde, ce qui en fait la source karstique la plus puissante d'Albanie. # 12 • Le Syri i Kaltër • l'Œil Bleu Crédits Photo: @ainsiparlaitlart_gerardpocquet De Sarandë, la route grimpe vers ce massif qui s'étend jusqu'à la frontière grecque, chaussée sinueuse, virages serrés, vitesse limitée...

# 11 • Albanie • Des mugs à l'effigie d'Enver Hoxha, en plein bazar de Gjirokastër • Ville-musée de Gjirokastër a été inscrite au patrimoine mondial en juillet 2005 par l' UNESCO.

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Des mugs à l'effigie d'Enver Hoxha, en plein bazar de Gjirokastër Dans le bazar ottoman de Gjirokastër, entre les échoppes de cuivre martelé  et les amulettes contre le mauvais œil, une surprise : des boutiques de souvenirs  qui vendent, des mugs à l'effigie d'Enver Hoxha, le dictateur souriant en couleur,  ou en photo d'archive en noir et blanc, la mention de son nom imprimée en toutes lettres à côté d'un aigle bicéphale sur fond rouge. Après quarante ans de dictature,  la statuaire qui a longtemps tenu lieu de dieu interdit, ces mugs posés sans façon  entre les foulards et les amulettes surprennent. Ce n'est pas un hasard de lieu : Hoxha est né ici même, à Gjirokastër, en 1908,  dans le quartier de Palorto. Sa maison natale existe toujours, c'est aujourd'hui  le musée ethnographique de la ville, ironie de l'histoire, puisque l'intérieur ne contient strictement rien qui lui ait appartenu : le bâtiment d'origine a brûlé en 1966  et a été ...

David Zwirner New York • Artiste Yoshitomo Nara • October 29—December 12, 2026 • © Yoshitomo Nara • Gallery Photo • Press Release Ainsi parlait l'Œil écoute, Ainsi Parlait l' Art.

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Midnight Tears, 2023. © Yoshitomo Nara. Collection of the Guggenheim Museum Bilbao La galerie David Zwirner est heureuse de présenter une exposition de l'artiste japonais Yoshitomo Nara (né en 1959), réunissant peintures et dessins inédits, sculptures récentes et œuvres de jeunesse sélectionnées par l'artiste. Présentée dans les deux espaces de la galerie, situés au 537 West 20th Street et au 533 West 19th Street à New York, cette exposition marque la première présentation personnelle de l'artiste chez David Zwirner et sa première grande exposition personnelle à New York depuis près de dix ans. Depuis le milieu des années 1980, l'approche multidisciplinaire de Nara a donné naissance à une œuvre singulière et variée. Sa sensibilité artistique a été profondément marquée par son enfance solitaire dans la campagne du nord du Japon. Ses premiers contacts avec la nature, le folklore et les contes pour enfants,  ainsi que sa découverte révélatrice de la musique populaire grâce...

Artist Talk and Workshop | Kawita Vatanajyankur | Tracing • NOVA CONTEMPORARY • Beyond the Body: AI, Memory and Human Presence • Press Release Ainsi parlait l' Œil écoute, Ainsi Parlait l' Art.

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Kawita Vatanajyankur   © Nova Contemporary, 2026. All rights reserved. L'exposition « Tracing » marque à la fois le dixième anniversaire de Nova Contemporary et sa collaboration de dix ans avec Kawita Vatanajyankur.  Organisée en parallèle de la grande exposition personnelle de l'artiste au Musée Yuz de Shanghai, elle réunit des performances vidéo récentes et anciennes, témoignant d'une pratique reconnue qui utilise depuis longtemps le corps pour interroger  les systèmes de travail, de pouvoir et de contrôle. L'exposition débute sur la façade vitrée de la galerie donnant sur la rue Si Phraya. Dans « The Carrying Pole » (2015), Vatanajyankur suspend son corps entre deux paniers de bananes, se transformant en une structure d'équilibre et de poids.  Mise en scène au cœur du rythme quotidien du travail, du commerce et de l'étalage urbains, l'œuvre souligne des préoccupations centrales dans sa démarche artistique. À l'intérieur, la première salle rassemble se...