FR • David Zwirner • The Great Unseen Collection: A Selection of Works from Joel and Carole Bernstein • Press Release Ainsi Parlait l'Œil Écoute, Ainsi Parlait l' Art
David Zwirner a le plaisir de présenter et de proposer une sélection d'œuvres issues de la collection de Joel et Carole Bernstein. Surnommé affectueusement « The Great Unseen Collection » (La grande collection inédite) par les Bernstein et leur famille, cet ensemble d'œuvres sera exposé dans la galerie située au 525 West 19th Street, à New York. Cette sélection reflète l'œil averti et le goût singulier que le couple a affinés au fil de plus de six décennies de collection ; elle comprendra des œuvres de Romare Bearden, Joan Brown, Roger Brown, Joe Coleman, Jean Dubuffet, Eric Fischl, Audrey Flack, David Gilhooly, Alex Katz, Alice Neel, Fairfield Porter, Peter Saul, Bob Thompson, Andy Warhol, John Wesley, Tom Wesselmann et Joseph Yoakum, ainsi qu'une sélection d'autres pièces.
Parmi les œuvres phares de l'exposition figurent un double portrait réalisé en 1967 par Alice Neel représentant l'artiste Red Grooms ainsi que son épouse et collaboratrice Mimi Gross ; *Iced Coffee* (1966), une œuvre majeure de Fairfield Porter, l'une de ses plus grandes toiles, présentée pour la première fois lors de son exposition de 1967 à la galerie Tibor de Nagy de New York ; *Ada and Flowers* (1980), un portrait monumental de son épouse Ada signé Alex Katz ; un autoportrait de 1975 de la peintre de San Francisco Joan Brown, qui figure en couverture du catalogue de sa rétrospective organisée en 2022-2023 par le San Francisco Museum of Modern Art ; *Street Serenade* (1979-1980), un collage de la fin de la carrière de Romare Bearden ; ainsi que *Judy Garland* (1979), une sérigraphie pastiche d'Andy Warhol, entre autres œuvres importantes.
Joel et Carole Bernstein se sont rencontrés à Chicago en 1961, alors qu'ils étaient adolescents ; dès le début, l'art a occupé une place centrale dans leur relation. Pour Joel en particulier, décédé en 2025, cette collection reflétait son amour et son intérêt constant pour l'art. Faute de moyens pour des sorties plus fastueuses, ils fréquentaient assidûment les galeries d'art de la ville, telles que la Allan Frumkin Gallery, la Richard Gray Gallery et la B. C. Holland Gallery, toutes dirigées par des marchands d'art réputés avec lesquels Joel noua des amitiés durables. Bud Holland, notamment, devint pour lui un mentor important, affinant son regard au fil de leurs fréquentes conversations. Peu après, Joel commença à collectionner des lithographies d'artistes comme Jean Dubuffet et Pablo Picasso, dont il exposait fièrement les œuvres dans sa chambre d'étudiant au Carleton College, au grand étonnement de nombre de ses camarades.
Installés dans le quartier de Hyde Park à Chicago alors que Joel suivait ses études de médecine, les Bernstein commencèrent à enrichir leur collection en se tournant vers la peinture. L'activité de Joel dans l'industrie pharmaceutique pour Abbott Laboratories l'amenait fréquemment à New York ; il en profitait pour visiter des galeries et contacter des artistes dont il souhaitait découvrir les ateliers. En 1975, Joel ouvrit la Dart Gallery à Chicago avec Rebecca Blattberg et joua un rôle clé en faisant découvrir au public de Chicago les œuvres de plusieurs artistes new-yorkais, tels que Jules Olitski, David Smith, Sam Gilliam et Jim Dine. Au bout de trois ans, lassé de devoir réserver les meilleures œuvres à d'autres, Joel vendit ses parts dans la galerie pour se consacrer pleinement à sa passion de collectionneur.
Si, à leurs débuts, les Bernstein collectionnaient des œuvres abstraites d'artistes comme Helen Frankenthaler, Frank Stella et Larry Poons, ils ressentirent, dès les années 1980, le désir de vivre entourés d'œuvres reflétant plus directement l'esprit de leur époque ; ils orientèrent alors progressivement leur collection vers des œuvres essentiellement figuratives. Lecteur insatiable, Joel suivait avec passion les mouvements du monde de l'art grâce à son importante bibliothèque d'ouvrages et de revues spécialisées, observant leur évolution avec un vif intérêt et anticipant souvent les tendances émergentes. Il partageait également ses connaissances approfondies et son amour de l'art avec tous ceux qui franchissaient le seuil de sa maison, véritable écrin soigneusement agencé, qu'il s'agisse de ses collègues médecins, des membres des conseils d'administration des prestigieux musées qu'il a servis, ou encore de ses enfants et petits-enfants. Carole est elle aussi devenue une gardienne dévouée de la collection, assurant un suivi méticuleux des œuvres tout en œuvrant au développement des programmes d’éducation artistique dans les écoles de ses enfants.
C’est Joel qui a trouvé le nom « The Great Unseen Collection » (La Grande Collection Invisible) ; le couple, très attaché à sa discrétion, prenait grand plaisir à voir cette mention figurer dans les catalogues et les listes d’œuvres. Loin de vouloir que leurs œuvres restent cachées, ils souhaitaient au contraire qu’elles existent, circulent et soient appréciées pour elles-mêmes, sans que l’on s’attache nécessairement à la figure des collectionneurs. Joel a siégé aux conseils d’administration du Phoenix Art Museum et du Smart Museum of Art de Chicago ; une galerie et un jardin de ce dernier portent d’ailleurs le nom des Bernstein. Il a également fait don de nombreuses œuvres à ces institutions ainsi qu’à bien d’autres, comme le Milwaukee Art Museum et l’Art Institute of Chicago, où une toile majeure de Jo Baer, offerte par les Bernstein, est régulièrement exposée dans les salles de la collection permanente.
Évoquant récemment leur vie commune, Carole a déclaré :


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