LibĂ©rĂ© aprĂšs 19 ans de bagne pour le vol d’un pain, Jean Valjean dĂ©cide de changer de vie
et de faire le bien autour de lui. Sous une fausse identité, il devient avec le temps un notable respecté
de tous. Venant en aide Ă Fantine, une ouvriĂšre mourante, il promet de sauver sa fille, Cosette, des griffes des cruels ThĂ©nardier. Mais son passĂ© le rattrape : l’inspecteur Javert, un policier implacable au passĂ©
lui aussi tourmentĂ©, le traque sans relĂąche afin de le renvoyer au bagne. Dans un Paris en pleine rĂ©volution, Valjean doit lutter pour protĂ©ger Cosette et achever sa rĂ©demption, entre sacrifices et quĂȘte
L'Affiche a parlĂ© · GĂ©rard l'a vu · Ainsi parlait l'art
« Les MisĂ©rables » de Fred CavayĂ© : l'affiche a parlĂ©
CinĂ©ma • sortie le 14 octobre 2026 • d'aprĂšs le chef-d'Ćuvre de Victor Hugo
Paru en 1862, le roman de Victor Hugo a été souvent joué à la télévision et sur les scÚnes
de comédie musicale, mais peu transposé au grand écran, rappelle la critique Samra Bonvoisin. Fred Cavayé s'y attelle avec un casting réuni autour de Vincent Lindon, Tahar Rahim, Noémie Merlant, Camille Cottin, Benjamin Lavernhe, Vassili Schneider, Megan Northam et Marie Colomb.
Un ancien forçat qui veut racheter sa vie, un policier qui ne le lùche pas, une enfant
Ă sauver, un Paris qui bascule dans l'insurrection : tout le monde connaĂźt l'histoire.
Reste à savoir ce que son affiche nous raconte, avant que la salle ne s'éteigne.
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Ce que l'image dit avant les mots
Avant tout concept, l'image agit. Un ciel de fumée, des gris et des bruns de cendre, des manteaux sombres. Deux notes seulement percent cette grisaille : une flamme orange, tout en bas au centre, et le bleu, blanc, rouge des drapeaux de la République française, plantés sur la barricade.
Le regard lit. Huit figures se serrent en pyramide sur cette barricade de rue, montĂ©e de bric et de broc. En haut, les adultes qui dominent. Au cĆur, les plus jeunes et une femme
en robe vert-de-gris, seule note douce de l'ensemble : un jeune homme tient contre lui
une jeune silhouette blonde qui se blottit. Les épaules se touchent, une main se pose
sur une autre Ă©paule. Tous les regards ne vont pas au mĂȘme endroit. Presque tous nous regardent en face, dans l'Ă©motion, d'une sĂ©quence du film. Deux seulement s'Ă©chappent, vers la droite du cadre, vers un horizon indĂ©terminĂ©, mais mortel : celui de Tahar Rahim (Javert) et celui de Marie Colomb (Ăponine).
Le sens se retourne alors. L'affiche annonce une fresque, une épopée, une révolution ;
elle montre une assemblée de visages qui nous interrogent, debout sous les couleurs
de la France. Le dossier pédagogique du film convoque La Liberté guidant le peuple
de Delacroix, et l'affiche en garde la pyramide et le drapeau tricolore. Chez Delacroix,
la banniÚre couronne la pyramide et le peuple avance. Ici, plus d'élan : seulement ceux
qui restent debout, et deux regards qui voient déjà ailleurs.
Le titre, en capitales blanches trÚs espacées, repose sur la barricade, avec en dessous,
plus petit, « d'aprĂšs le chef-d'Ćuvre de Victor Hugo ».
Aucune accroche. L'affiche ne crie rien.
Reste ce que l'on emporte en partant : une petite flamme au milieu de la grisaille,
des drapeaux, et deux regards qui fuient vers la droite. Un feu de bivouac, une braise de barricade, ou la lumiÚre des deux chandeliers que la critique de la musique de Christophe Julien évoque, comme lumiÚre de la rédemption ? L'affiche ne tranche pas.
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Ce que l'affiche promet, et que la salle devra confirmer- Un film choral plutĂŽt qu'un duel : les visages sont rĂ©unis dans une mĂȘme pyramide.
- Une palette de cendres, avec une flamme et les couleurs de la République pour seules notes vives.
- Une place centrale donnée aux femmes et aux jeunes, quand les adultes occupent le haut de l'image.
- Une barricade pour socle, sous les drapeaux tricolores, sans l'image d'une bataille.
- Deux destins qui regardent vers un horizon mortel : Javert et Ăponine.
AprĂšs la projection, nous vĂ©rifierons si le film tient ce que l'affiche promet : mĂȘme lumiĂšre, mĂȘme retenue, mĂȘmes drapeaux, mĂȘme place accordĂ©e Ă ceux du centre.
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Sources : affiche officielle du film ; synopsis et distribution du film ; Samra Bonvoisin, article sur le film et son dossier pédagogique (ParenthÚse Cinéma) ; Cinezik, note sur la musique de Christophe Julien.
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đŹ L’AFFICHE A PARLĂ • « Les MisĂ©rables » de Fred CavayĂ© • Avec : Vincent Lindon, Tahar Rahim, Camille Cottin, NoĂ©mie Merlant, Bernard Lavernhe, Marie Colomb, Vassili Schneider, Megan Northam• @ainsiparlaitlart_gerardpocquet Pour en savoir plus : Le lien est dans la Bio https://ainsiparlaitlart.blogspot.com #ainsiparlaitlart #art #peinture #culture |
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