FR • EN • Nina Mae Fowler • GILLIAN JASON GALLERY • UNTITLED HOUSTON • 1 - 4 October 2026 • Press Release Ainsi Parlait l' Art
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La pratique de Nina Mae Fowler interroge la mythologie hollywoodienne, en utilisant le dessin comme un moyen à la fois de reconstruire et de déstabiliser ses icônes les plus durables. Travaillant à partir de matériaux d'archives, de photos promotionnelles, de clichés de paparazzi et de fragments de films, Fowler traduit des images largement diffusées en œuvres d'une minutie extrême, entre le dessin et la sculpture. Ce faisant, l'artiste introduit une distance à la fois temporelle et conceptuelle entre l'immédiateté de la photographie et l'acte lent et délibéré de la fabrication.
Au cœur du travail de Fowler se trouve un engagement soutenu envers la figure féminine, à la fois comme sujet et comme spectacle. La série « Edith » s'attache aux femmes qui ont façonné Hollywood dans l'ombre, en prenant pour point de départ la légendaire costumière Edith Head, l'une des personnalités les plus décorées de l'histoire des Oscars, et pourtant l'une de celles dont l'influence est restée largement occultée du regard public. Plutôt que de représenter directement ses créations, Fowler se tourne vers les actrices qu'Edith Head a contribué à construire, cadrant étroitement leurs visages, amplifiant des expressions qui oscillent entre assurance et vulnérabilité.
L'ajout de perles baroques en forme de flamme, suspendues sous chaque œuvre à de fines chaînes, agit comme un hommage à la fois matériel et symbolique à l'héritage d'Edith Head dans le domaine du costume. Leurs formes irrégulières et organiques résistent aux idéaux de perfection, pointant plutôt vers la manière dont quelque chose de précieux se forme autour d'un point de perturbation, une analogie qui fait écho à la construction même de l'image de star. Évoquant le travail et la paternité artistique qui demeurent cachés sous la surface du glamour cinématographique, ces perles « offrent un symbole de protection, de grâce déchue et de parure ruinée. » (Nina Mae Fowler)
Une bande de verre miroité noire vient encore complexifier l'expérience du spectateur, impliquant subtilement le public au sein même de l'œuvre. En rencontrant leur propre reflet, les spectateurs voient Fowler mettre en avant la relation réciproque entre la star et celui qui la regarde. La visibilité, le succès et le déclin éventuel de ces figures sont indissociables du regard qui les élève et les consume. Fowler invite ainsi à un moment d'introspection : considérer non seulement la vie de ces femmes, mais aussi notre propre rôle dans le maintien des systèmes qui les façonnent.
Puisant dans la culture visuelle du cinéma du milieu du XXe siècle, Nina Mae Fowler se sert du passé comme d'un prisme pour examiner les dynamiques toujours actuelles de la célébrité, du genre et du pouvoir. Ses œuvres exposent la tension entre l'image et la réalité, révélant le coût de la visibilité et la fragilité qui sous-tend même les icônes les plus durables.
Central to Fowler’s work is a sustained engagement with the female figure as both subject and spectacle. The ‘Edith’ series focuses on the women who shaped Hollywood from behind the scenes, taking as its point of departure the legendary costume designer Edith Head - one of the most decorated figures in Academy Award history, yet one whose influence remained largely obscured from public view. Rather than depicting her designs directly, Fowler turns to the actresses Head helped construct, cropping tightly into their faces, amplifying expressions that oscillate between poise and vulnerability.
The addition of baroque flame pearls, suspended beneath each work on fine chains, operates as both material and symbolic homage to Head’s legacy within costume design. Their irregular, organic forms resist ideals of perfection, instead pointing to the way something of value is formed around a point of disturbance - an analogy that resonates with the construction of the star image itself. Alluding to the labour and authorship that remain hidden beneath the surface of cinematic glamour, these pearls “offer a symbol of guardianship, fallen grace and ruined finery.” (Nina Mae Fowler)
A strip of black mirrored glass further complicates the viewing experience, subtly implicating the audience within the work. As viewers encounter their own reflection, Fowler foregrounds the reciprocal relationship between star and spectator. The visibility, success, and eventual decline of these figures are inseparable from the gaze that elevates and consumes them. In this way, Fowler invites a moment of self-reflection: to consider not only the lives of these women, but our own role in sustaining the systems that shape them.
Drawing upon the visual culture of mid-20th century cinema, Nina Mae Fowler uses the past as a lens through which to examine ongoing dynamics of fame, gender, and power. Her works expose the tension between image and reality, revealing the cost of visibility and the fragility that underpins even the most enduring icons.
Source, capture d'écran et remerciements : https://www.gillianjason.com



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