# 17 • Titulli:BURIMI JETEDHENES • Title: LIFE GIVING SOURCE • Titre : La Source Vivifiante, musée Onufri de Berat • Albanie • Extrait: Carnet de voyage d' Ainsi parlait l' Œil écoute, Ainsi Parlait l' Art
Autori: ANONIM • Titulli:BURIMI JETEDHENES • Shekulli:XVIII
Teknika: TEMPERA MBI PANEL DRURI
Ikona eshte marre nga kisha e "Profet Elias" në lagjen Perrua (Berat)
Author:ANONYMOUS • Title: LIFE GIVING SOURCE • Period: 18th CENTURY
Techniques: TEMPERA ON WOOD
This icon is taken from the church of the "Prophet Elijah", Perrua (Berat)
La Source Vivifiante, musée Onufri de Berat
Autre icône marquante du musée Onufri : " La Source Vivifiante », en grec Zoodochos Pigi, littéralement « la Source qui reçoit la vie ", provenant de l'église du Prophète Élie, dans le quartier de Përrua à Berat.
La légende
Le sujet appartient à un type marital très répandu dans le monde byzantin, associé
à une légende de Constantinople. Un soldat byzantin nommé Léon se promenait
dans une forêt aux abords de la ville lorsqu'il croisa un jeune aveugle qui lui demanda de l'eau pour étancher sa soif. Léon voulut l'aider mais chercha en vain dans toute
la forêt. Il finit par revenir, les mains vides et contrarié, vers l'endroit où l'attendait
le jeune aveugle. C'est alors qu'il entendit une voix de femme lui indiquant d'aller chercher de l'eau à une source précise. Léon suivit ce conseil et trouva l'eau exactement comme la voix le lui avait indiqué. Après avoir bu cette eau, le jeune aveugle recouvra la vue. Au même instant, les yeux de Léon s'ouvrirent également,
et il comprit que la voix qui lui avait parlé était celle de la Mère de Dieu, la Théotokos, celle-là même qui avait accompli le miracle pour le jeune aveugle. C'est ainsi que fut découverte la source aux eaux miraculeuses. Dans le même temps, la Théotokos fit
à Léon la promesse qu'il deviendrait un jour roi. En 486, ce soldat fut intronisé empereur sous le nom de Léon Ier. Il fit plus tard bâtir, à cet endroit, une église
en l'honneur de la Théotokos, célébrant le don de la Source Vivifiante fait à lui-même et à l'humanité tout entière.
La composition
Le détail principal de l'icône est celui de la Vierge Marie tenant l'Enfant, immergée dans l'eau de la « Source Vivifiante ». Une telle représentation maritale dérive du type iconographique de la Vierge Nikopeia. L'endroit où siège Marie prend la forme
La composition
Le détail principal de l'icône est celui de la Vierge Marie tenant l'Enfant, immergée dans l'eau de la « Source Vivifiante ». Une telle représentation maritale dérive du type iconographique de la Vierge Nikopeia. L'endroit où siège Marie prend la forme
d'une grande vasque surélevée, remplie d'eau miraculeuse, avec Marie,
telle une reine sur son trône, placée en son centre. Sont rassemblés autour d'elle
tous ceux qui s'approchent de l'eau miraculeuse pour être guéris.
La solution iconographique, peinte par un iconographe anonyme, est simple
La solution iconographique, peinte par un iconographe anonyme, est simple
dans sa symbolique. Pour démontrer l'identité de la Source Vivifiante, l'iconographe lie Marie et le Christ au sein d'une même icône, où le Christ est représenté en buste
à l'intérieur de la vasque de la source. Les deux figures tiennent leurs mains ouvertes et, par leur regard, communiquent avec le spectateur sur un plan horizontal. L'Enfant-Christ est présenté en buste, de face, bénissant des deux mains, l'iconographe semble attribuer intentionnellement les propriétés curatives de l'eau
à la présence conjointe de la Théotokos et du Christ.
Le flot de l'eau est peint selon un tracé sinueux plutôt que selon la forme perpendiculaire habituelle. L'iconographe transmet ainsi deux messages : d'abord, que l'eau provient d'une source ; ensuite, que cette eau n'est ni simple ni ordinaire, mais qu'elle possède une fonction purificatrice et fécondante pour la vie spirituelle.
À l'arrière-plan du paysage de l'icône se dressent des bâtiments urbains
Le flot de l'eau est peint selon un tracé sinueux plutôt que selon la forme perpendiculaire habituelle. L'iconographe transmet ainsi deux messages : d'abord, que l'eau provient d'une source ; ensuite, que cette eau n'est ni simple ni ordinaire, mais qu'elle possède une fonction purificatrice et fécondante pour la vie spirituelle.
À l'arrière-plan du paysage de l'icône se dressent des bâtiments urbains
qui constituent une représentation symbolique des remparts et des édifices
de Constantinople. Ils sont disposés derrière un haut mur défensif,
tandis que la « Source Vivifiante » divise la ville en deux. Il s'agit d'une ville
qui combine des éléments architecturaux à la fois chrétiens orthodoxes et musulmans, avec des églises, des mosquées et des minarets bien visibles.
La perspective de ces bâtiments est traitée de manière singulière, avec deux plans
qui diffèrent par leur point de vue mais se rejoignent selon une trajectoire orientée vers le centre même de la scène.
La lumière frappe verticalement la Source Vivifiante, placée au centre
La lumière frappe verticalement la Source Vivifiante, placée au centre
de la composition, un choix qui découle de règles fondamentales de la peinture byzantine, où l'image possède une base centrale, structurée et calibrée avec précision, autour de laquelle s'organisent tous les éléments complémentaires de la scène.
Dans la partie inférieure se trouvent des fidèles paralysés, malades et aveugles,
Dans la partie inférieure se trouvent des fidèles paralysés, malades et aveugles,
qui se lavent avec l'eau, réalisant ainsi la purification et la guérison du corps
et de l'âme. La représentation ascétique de deux personnages à demi nus ajoute
à la communication mystique de la scène peinte.
Une faute qui en dit long
L'inscription écrite en grandes lettres grecques « Ἡ Ζωοδόχου Πηγή »
Une faute qui en dit long
L'inscription écrite en grandes lettres grecques « Ἡ Ζωοδόχου Πηγή »
n'est pas exacte : elle contient une faute grammaticale, l'adjectif étant rendu au génitif là où l'article et le nom sont au nominatif. Cette même erreur se retrouve sur l'icône du même sujet peinte par Ioannis (Jean) Tzetiri/Çetiri pour l'iconostase
de la cathédrale de la Dormition de la Vierge, au château de Berat, preuve,
selon les spécialistes, que le peintre en question ne maîtrisait pas parfaitement
le grec liturgique.
Deux sources, deux versions
Curiosité muséographique : le catalogue savant du musée attribue cette icône
Deux sources, deux versions
Curiosité muséographique : le catalogue savant du musée attribue cette icône
à l'atelier d'Ioannis Tzetiri, entre 1812 et 1815, tempera sur bois et feuille d'or,
54,5 x 36 cm; tandis que la légende affichée sur place la dit simplement anonyme
et datée du XVIIIe siècle. Un désaccord mineur entre deux sources officielles,
qui n'est pas rare dans ce musée où chaque icône semble porter plusieurs vies,
et plusieurs datations, à la fois.
L'Art Universel • L'Art Sacré • L'Art Singulier d'Ici et d'Ailleurs
Ainsi Parlait l'Œil écoute, Ainsi Parlait l'Art
# 17 • Titulli:BURIMI JETEDHENES • Title: LIFE GIVING SOURCE
• Titre : La Source Vivifiante, musée Onufri de Berat
• Extrait: Carnet de voyage d' Ainsi parlait l' Œil écoute, Ainsi Parlait l' Art
Pour en savoir plus : Le lien est dans la Bio
https://ainsiparlaitlart.blogspot.com
#ainsiparlaitlart #art #peinture #culture


Commentaires