# 6 • Le musée Onufri, dans la citadelle de Berat • Gallery Photo • Gallery Photo • L'Œil écoute, Ainsi Parlait l'Art
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| Le musée Onufri, dans la citadelle de Berat Crédits Photo: @ainsiparlaitlart_gerrdpocquet |
Le musée Onufri, dans la citadelle de Berat
Le musée iconographique national Onufri occupe, à l'intérieur même de la citadelle
de Berat, l'ancienne cathédrale orthodoxe de la Dormition de la Sainte Marie,
bâtie en 1797 sur les fondations d'une église plus ancienne du Xe siècle.
Ouvert en 1986, il conserve 173 pièces choisies parmi plus de 1500 objets appartenant aux églises et monastères albanais et à la ville elle-même : 106 icônes, du XIVe au XXe siècle, et 67 objets liturgiques. Parmi les peintres représentés, Onufri bien sûr, mais aussi son fils, le peintre chypriote Onufër Qipriota, David Selenica, Constantin Shpataraku, et toute une dynastie de peintres, les Çetiri, littéralement « les Quatre ».
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| Le musée Onufri, dans la citadelle de Berat Crédits Photo: @ainsiparlaitlart_gerrdpocquet |
du VIe siècle écrit à l'encre d'or sur parchemin pourpre, et le Codex Aureus Anthimi, du IXe siècle, également en écriture d'or. Tous deux en grec ancien, restaurés depuis avec le plus grand soin, ils sont aujourd'hui conservés aux archives centrales de l'État à Tirana.
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| Le musée Onufri, dans la citadelle de Berat Crédits Photo: @ainsiparlaitlart_gerrdpocquet |
à la cathédrale. Vingt-sept petites icônes festives complètent l'ensemble, disposées
en médaillons entre prophètes et apôtres, jusqu'à un grand crucifix de bois
qui couronne le tout, flanqué de deux dragons affrontés et dix aigles aux ailes déployées, tenant dans leur bec des lampes liturgiques d'argent suspendues
dans le vide.
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| Le musée Onufri, dans la citadelle de Berat Crédits Photo: @ainsiparlaitlart_gerardpocquet |
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| Le musée Onufri, dans la citadelle de Berat Crédits Photo: @ainsiparlaitlart_gerardpocquet |
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| Le musée Onufri, dans la citadelle de Berat Crédits Photo: @ainsiparlaitlart_gerardpocquet |
du sculpteur « Maître Naumi de Lavdar d'Opar, 30 juin 1849 » ; à droite, le trône
du despote, où siégeait le chef de la paroisse selon la tradition byzantine
de l'empereur, gardé par deux lions de bois sculptés au pied et surmonté d'un dôme. Derrière l'iconostase, enfin, le presbytère, toujours orienté à l'est, vers le soleil levant, abrite l'autel sous son dais, recouvert d'un tissu qui symbolise le linceul du Christ et qu'on ne retire jamais : l'endroit le plus sacré de l'édifice, autrefois interdit
à quiconque n'appartenait pas au clergé.
et d'un petit clocher de pierre, avant de franchir un portail voûté surmonté
d'une fresque à demi effacée représentant la Dormition de la Vierge, entourée
d'une inscription grecque datée de 1830. À l'intérieur, dans la pénombre dorée,
les icônes de saint Michel archange, épée levée, ou des apôtres réunis autour
d'une maquette d'église tenue à deux mains, achèvent de donner à ce musée l'allure d'un sanctuaire resté vivant plus que d'une salle d'exposition.









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