Günther Uecker • À propos de l’artiste • Thaddaeus Ropac Paris Marais • Verletztes Feld (« Champ blessé ») • Du 2 Octobre au 31 octobre 2026 • Press Release Thaddaeus Ropac • 👁️ L'Œil écoute, Ainsi Parlait l'Art
À propos de l’artiste
Né à Wendorf, en Allemagne, en 1930, Günther Uecker a étudié à la Fachschule für angewandte Kunst de Wismar, à la Kunsthochschule Berlin-Weißensee et à la Kunstakademie de Düsseldorf sous la direction d’Otto Pankok. Il crée son premier objet d’art à clous en 1955–56, et le rituel consistant à enfoncer des clous l’ac- compagne tout au long de sa carrière, étroitement relié à ses souvenirs d’avoir cloué des planches sur les fenêtres et les portes de sa maison pour dissuader les troupes soviétiques après la Seconde Guerre mondiale. En 1961, il rejoint le groupe ZERO aux côtés de Heinz Mack et Otto Peine. Partant d’un « point zéro » esthétique, les artistes de ZERO, aux côtés d’artistes associés tels qu’Yves Klein, Piero Manzoni et Jean Tinguely, utilisent la lumière et le mouvement pour explorer de nouvelles formes de perception. Au cours des années qui suivent, les œuvres de Uecker sont présentées lors d’expositions au Stedelijk Museum d’Amsterdam (1961, 1962), au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (1962) et au Museum of Modern Art de New York (1965).
ZERO met fin à sa collaboration active après une ultime exposition au Kunstmuse- um de Bonn (1966). Au cours des années suivantes, Uecker réalise des films, des actions et des installations monumentales dans l’espace public, ainsi que des décors pour plusieurs opéras, tout en développant ses pratiques picturales et sculpturales. Parmi ses commandes publiques figurent l’installation en relief composée de quatre panneaux cloués, intitulée From Darkness to Light, aux Nations Unies à Genève (1978) et Reflection and Prayer au Reichstag, à Berlin (1998–99). Uecker participe à la documenta de Kassel en 1964, 1968 et 1977, et représente l’Allemagne de l’Ouest à la 35e Biennale de Venise en 1970. Il enseigne à la Kunstakademie de Düsseldorf de 1976 à 1995.
Son œuvre a fait l’objet d’expositions à la Staatliche Kunsthalle de Baden-Baden (1968) ; au Moderna Museet de Stockholm (1971) ; au Kunstmuseum de Düssel- dorf (1975) ; au Museum Folkwang d’Essen (1975) ; à la Staatsgalerie de Stuttgart (1976) ; à la Nationalgalerie de Berlin (1982) ; à la Kunsthalle de Düsseldorf (1983) ; au Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig Wien, à Vienne (1992) ; au Musée national hongrois, à Budapest (1993) ; au Palazzo delle Esposizioni, à Rome (1995) ; au Museo de Arte Contemporáneo de Santiago du Chili (1996) ; au Museu de Arte Moderna de Rio de Janeiro (1996) ; Gropius-Bau, à Berlin (2003 et 2005) ; au Musée des Beaux-Arts de Taipei (2003) ; au Musée Küppersmühle d’art moderne, à Duisbourg (2005) ; au Musée national de Chine, à Pékin (2007) ; à la Galerie in- ternationale d’art moderne Ca’ Pesaro, à Venise (2012) ; au Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne (2012) ; au Musée des Beaux-Arts de Budapest (2012) ; au Museo Nacional de Bellas Artes de La Havane (2014) ; au Kunstsammlung Nordrhein-West- falen, à Düsseldorf (2015) ; et Staatliches Museum Schwerin (2020), entre autres.
Les œuvres de Uecker font partie des collections de l’Art Institute of Chicago ; du Museum of Contemporary Art de Los Angeles ; du Solomon R. Guggenheim Museum, à New York ; du Museum of Modern Art de New York ; du Walker Art Center, à Minneapolis ; du Hamburger Bahnhof, à Berlin ; du Museum Ludwig, à Cologne ; du Centre Pompidou, à Paris ; du Stedelijk Museum, à Amsterdam ; et de la Tate, à Londres.


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