Artiste Gesine Arps · 2014 · LA GROTTA DEL SOLE · La Grotte du Soleil · ARTGALLERY PONTNEUF PARIS · Press Release


Gesine Arps · 2014 · LA GROTTA DEL SOLE · 100 x 120 cm

Couleur à l'huile sur feuille d'or, poudre d'or, poudre de cristal, pigments, collage.
Oil colour on gold leaf, gold powder, crystal powder, pigments, collage

La Grotte du Soleil

Cette grotte préhistorique dédiée au rituel a été choisie pour l'énergie que ses parois rocheuses dégagent à travers une myriade de pépites d'or et de diamants qui ressortent en arrière-plan.
Un lieu destiné aux cérémonies dédiées aux dieux, en l'occurrence le dieu Soleil.
Les filaments lumineux qui se déploient dégagent une vitalité positive et émettent une aura bienveillante.
Dans un ruban qui traverse le tableau, se déploie comme dans une bande dessinée, 
on voit une procession de dévots extacés, qui dans une danse tribale avancent vers le soleil 
en lui offrant une offrande.
Cette procession rappelle les cortèges de la Grèce antique, en particulier la procession du Peplos pendant les grandes Panathénées d'Athènes, représentée sur la frise du Parthénon. Mais plus encore, nous y percevons une reprise de la peinture pariétale des grottes préhistoriques comme celle de Magoura en Bulgarie.
Au centre de l'opéra, un prêtre est agenouillé et prostré devant un animal sacré. Ses traits rappellent les statues des Olmèques ou de la civilisation de Teotihuacan en Mésoamérique. Dans la paume de sa main, il tient une pépite d'or, qui nous rappelle les offrandes massives que ces civilisations faisaient à leurs divinités.
La grotte est immergée dans une atmosphère incandescente et lumineuse. L'orange qui baigne la toile est si accrocheur qu'il nous donne l'impression d'être entrés dans une étoile enflammée. Le soleil placé sur le côté gauche du tableau, semble pousser sur une tige comme une fleur et sa lumière remplit l'image.
La figure genufle nous apparait doublement parce que son ombre prend la forme d'une espèce de reptile, ce qui nous renvoie une fois de plus à la culture mésoaméricaine qui adorait un dieu serpent à plumes, le dieu Quetzalcoatl, cette représentation fait émerger une aura divine et mystique représentant la dualité du prêtre.
Sous la main, on voit un paon, sa roue est synonyme de l'étoile lumineuse qui symbolise l'immortalité et le renouveau cyclique. De plus, les plumes du paon rappellent les rayons du soleil, l'animal ne fait qu'un avec l'étoile, sa présence renforce l'idée d'un dieu du soleil immortel dont les dons permettent à l'humanité de se renouveler.
De plus, l'œuvre est imprégnée d'un symbolisme très fort, notamment en ce qui concerne les couleurs choisies par l'artiste.
Le bleu, de couleur céleste, rappelle le ciel où brille le soleil. Ces deux éléments sont donc inséparables, d'autant plus que le bleu et l'orange sont des couleurs complémentaires, se répondent et sont en parfaite harmonie.
De plus, le bleu froid contraste avec la luminosité et la chaleur de l'orange, ce qui renforce sa présence. Le bleu peut être considéré comme la couleur de la sagesse transcendante et de la conscience universelle selon le dogme bouddhiste, la religion pratiquée par l'artiste.
Lorsque cette idée de transcendance est combinée à la vénération du soleil, l'image prend une dimension divine importante. Le soleil est la lumière, la connaissance et l'harmonie, se référant au divin.
Ainsi, comme l'homme représenté en bleu est un symbole de transcendance, par la vénération du dieu, il se dirige vers la Sagesse transcendante pour devenir un avec la divinité.
Cette transcendance se ressent également dans l'évolution de la couleur orange dans le cadre, qui remplit l'image comme dans un nuage. Cela se remarque notamment au sommet de l'œuvre, où l'on peut apercevoir la silhouette d'un village avec des maisons capturées par ce tourbillon de couleurs. Nous voyons aussi une colombe plonger dans cette mer incandescente, l'oiseau est un symbole du message divin qui apporte la paix et l'espoir au monde. C'est une émotion envers le divin qui conduit à la paix que Gesine Arps essaie de transmettre au spectateur.
Texte de ARTGALLERY PONTNEUF PARIS

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