VISIONS ONIRIQUES • La part du rêve dans l'art Galerie 18Bis, Paris 6e • 12 juin — 5 septembre 2026 • L'Œil écoute, Ainsi Parlait l'Art, l'Art collectif
Ce jeudi 11 juin, la Galerie 18Bis ouvrait les portes de Visions Oniriques au 20 rue de Savoie, dans le cœur calme du 6e arrondissement. De nombreux artistes, de nombreuses toiles et de nombreuses techniques. Deux niveaux. Une cave voûtée en pierre.
Un titre qui tient sa promesse.
Juliette June • Mountains • Huile et acrylique sur toile de lin naturel • 40x40
où Michel-Ange surgit derrière le papier peint arraché. Entre elles, sous une cloche de verre, un assemblage de Créaturquoise, bois flotté, résine, feuille d'or, objet discret qui dit l'essentiel : le beau peut naître de ce qu'on foule sans le voir.
Héloïse Bonin • Renaissance italienne • Série des intérieurs Encre et collage sur bois • 50 x 40 cm |
À l'intérieur, Sylvie Poupé déploie ses paysages oniriques où la miniature persane dialogue avec la Provence, ses grues couronnées sur damier vert, ses montagnes aux couleurs de nacre bordées d'ornements, comme autant de pages d'un livre illustré qu'on n'aurait jamais
eu la chance de lire. Face à elle, les grandes photographies de Pragma Enigma, vibrations de l'eau en noir et blanc, cercles concentriques hypnotiques, arrêtent le regard avant même qu'on sache pourquoi. Accrochées aux côtés des toiles roses et denses de Juliette June,
elles créent le dialogue le plus inattendu de l'exposition : les forces invisibles du monde naturel, captées par deux langages radicalement différents.
Puis, juste avant de descendre, une rencontre.
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| Vanessa Ben Amor • L'Ineffable • Acrylique et huile • 61 x 50 cm |
que la création pousse comme du vivant, que le langage est une force naturelle autant qu'une construction humaine. Peintre figurative et symboliste, installée près de Montpellier,
Vanessa Ben Amor explore depuis son atelier la transformation intérieure, l'alchimie comme métaphore, la nature comme miroir. Sa série Or du temps fait du Grand Œuvre une traversée psychique : transmuter non pas le plomb en or, mais l'expérience brute en conscience.
Nous avons parlé ce soir-là. Une interview se profile, sur le seuil des peintres, là où le monde visible et le monde imaginé se touchent sans se confondre.
On tourne dans l'escalier en colimaçon. Et l'exposition change de nature.
Les voûtes basses, la pierre dorée, la lumière tamisée; le sous-sol de la 18Bis est un espace
qui impose le silence. Les toiles d'Anne Robin et de Sylvie Poupé y sont projetées
sur les murs, transformées en visions lumineuses dans l'obscurité.
L'instant du crépuscule d'Anne Robin, ses nuages monumentaux traversés d'orangé,
devient une expérience physique autant que visuelle.
On lève les yeux vers le ciel depuis une cave du XVIe siècle. Il y a quelque chose de vertigineux là-dedans.
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| Anne Robin • Vue depuis ma fenêtre • Acrylique et collage sur toile • 100 x 100 cm |
résonne avec les arches réelles de la voûte.
La peinture et l'architecture se répondent sans s'être parlé.
de dos, les petites ailes de carton, le damier rouge et noir. "Illusion de partir" ne promet pas l'envol. Elle en montre le désir.
Au pied de l'escalier, un écran, une chaise basse, un casque posé en silence.
Pragma Enigma y diffuse ses images de liquides mis en vibration par la musique.
On prend le casque. Et soudain, tout ce qu'on vient de voir vibre différemment.
L'œil commence à écouter.
C'est exactement ce que promet le titre.
C'est exactement ce que promet le titre.
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| Anne Robin • L'instant du crépuscule • Acrylique sur toile • 60 x 60 cm |
Visions Oniriques est une exposition généreuse, dense, habitée. Elle réunit des univers
qui auraient pu ne jamais se rencontrer. C'est précisément cette tension qui la rend vivante. Chaque artiste y apporte une façon différente de voir ce qu'on ne voit pas d'ordinaire. Ensemble, ils composent quelque chose qui ressemble à ce que Jung appelait l'inconscient collectif : un réservoir d'images communes que l'art rend soudain accessibles,
le temps d'une visite ou d'une saison entière.
À voir jusqu'au 5 septembre 2026. Du mardi au samedi, de 14h à 19h et sur rendez-vous.
qui auraient pu ne jamais se rencontrer. C'est précisément cette tension qui la rend vivante. Chaque artiste y apporte une façon différente de voir ce qu'on ne voit pas d'ordinaire. Ensemble, ils composent quelque chose qui ressemble à ce que Jung appelait l'inconscient collectif : un réservoir d'images communes que l'art rend soudain accessibles,
le temps d'une visite ou d'une saison entière.
À voir jusqu'au 5 septembre 2026. Du mardi au samedi, de 14h à 19h et sur rendez-vous.
Galerie 18Bis 20 rue de Savoie, Paris 6e Métro Saint-Michel (L4) · Pont-Neuf (L7) · Mabillon (L10) www.galerie18bis.com
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