POUR LE PLAISIR • Réalisation: Reem KHERICI • D’après une Idée Originale de GARI KIKOÏNE & DAVID SOLAL • Ainsi parlait l'Art
![]() |
| https://www.pathefilms.ch/catalog/pour-le-plaisir © Marie-Camille Orlando HD |
© 2025 VENDÔME FILMS, BAXTORY, STUDIO TF1, TF1 FILMS PRODUCTION
Réalisation:Reem Kherici • Scénario:Reem Kherici, Gari Kikoïne
Genre:Comédie • Année:2026 • Pays:France •Suisa-Nr:1024.087
Âge d’admission:12
Pari tenu, avec nuance, avec élégance, et avec un final de cinéma pur.
La réalisatrice dans le film : Victoria, ou la mise en scène de soi
Avant de parler du couple Lamy-Cluzet, il faut dire un mot de Reem Kherici à l'écran.
Elle incarne Victoria, thérapeute sexuelle, personnage pivot qui ouvre le film,
libère la parole, pose le diagnostic, et s'efface ensuite pour laisser ses patients vivre
leur histoire. Ce n'est pas un rôle de composition : c'est une déclaration d'intention.
La psy qu'elle joue, c'est finalement la réalisatrice qu'elle est, quelqu'un qui va décider d'aborder un sujet, d'expliquer la thématique à un personnage, Alexandra par extension
libère la parole, pose le diagnostic, et s'efface ensuite pour laisser ses patients vivre
leur histoire. Ce n'est pas un rôle de composition : c'est une déclaration d'intention.
La psy qu'elle joue, c'est finalement la réalisatrice qu'elle est, quelqu'un qui va décider d'aborder un sujet, d'expliquer la thématique à un personnage, Alexandra par extension
au public, et qui explique pourquoi les femmes peuvent être anorgasmiques ou mal
à l'aise avec leur désir. En campant Victoria, c'est la réalisatrice qui prend la parole.
Il y a quelque chose de beau et d'honnête dans ce choix :
à l'aise avec leur désir. En campant Victoria, c'est la réalisatrice qui prend la parole.
Il y a quelque chose de beau et d'honnête dans ce choix :
la cinéaste ne se cache pas derrière sa caméra, elle assume sa présence comme médiatrice.
Ici, Kherici enseigne à entendre.
Ici, Kherici enseigne à entendre.
![]() | |
© 2025 VENDÔME FILMS, BAXTORY, STUDIO TF1, TF1 FILMS PRODUCTION |
Le personnage de Tom, joué par François Cluzet, est un ingénieur au chômage,
inventeur chroniquement raté, homme ordinaire qui n'a jamais vraiment réussi grand-chose.
Et pourtant il vit dans une maison lumineuse, vaste, presque aristocratique
dans ses volumes et sa lumière de campagne. Cette dissymétrie entre la grandeur
du cadre de vie et de la précarité professionnelle du personnage disent quelque chose
de juste sur les couples de longue durée : on habite souvent dans la maison
qu'on a construite pour une vie qui n'est plus tout à fait la même.
Cluzet a pris le parti que c'était le personnage de Fanny qui tenait la baraque,
ce qui lui a permis de se draper dans les peurs, les lâchetés, toute cette panoplie
de petits défauts qui rendent Tom grotesque et attachant. Un homme qui remet en cause
Et pourtant il vit dans une maison lumineuse, vaste, presque aristocratique
dans ses volumes et sa lumière de campagne. Cette dissymétrie entre la grandeur
du cadre de vie et de la précarité professionnelle du personnage disent quelque chose
de juste sur les couples de longue durée : on habite souvent dans la maison
qu'on a construite pour une vie qui n'est plus tout à fait la même.
Cluzet a pris le parti que c'était le personnage de Fanny qui tenait la baraque,
ce qui lui a permis de se draper dans les peurs, les lâchetés, toute cette panoplie
de petits défauts qui rendent Tom grotesque et attachant. Un homme qui remet en cause
sa propre certitude pour offrir à la femme qu'il aime ce qu'elle n'a jamais connu :
c'est, quelque part, un acte de bravoure masculine rare au cinéma.
c'est, quelque part, un acte de bravoure masculine rare au cinéma.
![]() | |
© 2025 VENDÔME FILMS, BAXTORY, STUDIO TF1, TF1 FILMS PRODUCTION |
trop d'années et veut enfin trouver la force d'exprimer ce qu'elle ressent.
Fanny lui appartient pleinement, et Lamy le sait, le porte, avec cette générosité rayonnante,
Fanny lui appartient pleinement, et Lamy le sait, le porte, avec cette générosité rayonnante,
et ce rythme d'improvisation qui fait qu'on ne se lasse pas de la regarder.
La fille : un personnage qui grandit avec le film
Le couple ne vit pas seul dans cette grande maison. Il y a Elsa, leur fille, jouée par Mitty Hazanavicius. Dans la première partie du film, elle cherche encore son rôle, personnage
La fille : un personnage qui grandit avec le film
Le couple ne vit pas seul dans cette grande maison. Il y a Elsa, leur fille, jouée par Mitty Hazanavicius. Dans la première partie du film, elle cherche encore son rôle, personnage
en marge, légèrement en retrait, comme une jeune femme qui n'a pas encore trouvé
sa place dans cette histoire d'adultes. Mais son arc narratif s'améliore tout au long
du récit, au rythme de la libération de sa mère. C'est une belle idée de scénario :
la fille qui grandit en même temps que sa mère apprend à se connaître.
Les lieux de tournage : la Normandie joue les Alpilles
C'est l'une des belles ruses du film. Reem Kherici voulait sortir le couple de la vie parisienne pour en faire Monsieur et Madame Toutlemonde. Ayant à cœur de mettre
en scène un film lumineux, la réalisatrice et son équipe ont "simulé" le massif
des Alpilles. Ce que l'œil perçoit comme la Provence, la pierre ocre, la lumière rasante
du Midi, n'est donc pas tout à fait là où on le croit.
Le tournage a été réalisé entre la Normandie et la région parisienne.
La maison de Tom et Fanny, avec son grand atelier d'inventeur et sa cuisine généreuse, c'est la Normandie qui joue les Alpilles. Une escroquerie géographique parfaitement réussie, au service d'une France universelle où tout le monde peut se projeter.
sa place dans cette histoire d'adultes. Mais son arc narratif s'améliore tout au long
du récit, au rythme de la libération de sa mère. C'est une belle idée de scénario :
la fille qui grandit en même temps que sa mère apprend à se connaître.
Les lieux de tournage : la Normandie joue les Alpilles
C'est l'une des belles ruses du film. Reem Kherici voulait sortir le couple de la vie parisienne pour en faire Monsieur et Madame Toutlemonde. Ayant à cœur de mettre
en scène un film lumineux, la réalisatrice et son équipe ont "simulé" le massif
des Alpilles. Ce que l'œil perçoit comme la Provence, la pierre ocre, la lumière rasante
du Midi, n'est donc pas tout à fait là où on le croit.
Le tournage a été réalisé entre la Normandie et la région parisienne.
La maison de Tom et Fanny, avec son grand atelier d'inventeur et sa cuisine généreuse, c'est la Normandie qui joue les Alpilles. Une escroquerie géographique parfaitement réussie, au service d'une France universelle où tout le monde peut se projeter.
![]() | |
© 2025 VENDÔME FILMS, BAXTORY, STUDIO TF1, TF1 FILMS PRODUCTION |
*Pour le Plaisir* est une comédie populaire qui porte un engagement anthropologique discret mais réel. Kherici a fait ses recherches : 30% des femmes sont anorgasmiques.
En remontant dans le passé, elle a compris que l'orgasme féminin était diabolisé
depuis la nuit des temps. Les femmes qui l'atteignaient étaient taxées de sorcières.
Le film pose ces vérités, légèrement, sans conférence, à travers la voix de Victoria
dans la scène d'ouverture. Le piège aurait été d'en faire un film girly, excluant
pour les hommes. Ce n'est pas le cas. L'orgasme, dit Kherici, c'est un peu comme l'ivresse :
En remontant dans le passé, elle a compris que l'orgasme féminin était diabolisé
depuis la nuit des temps. Les femmes qui l'atteignaient étaient taxées de sorcières.
Le film pose ces vérités, légèrement, sans conférence, à travers la voix de Victoria
dans la scène d'ouverture. Le piège aurait été d'en faire un film girly, excluant
pour les hommes. Ce n'est pas le cas. L'orgasme, dit Kherici, c'est un peu comme l'ivresse :
les hommes qui boivent sont souvent vus comme de bons vivants et les femmes comme
des pochtronnes. Cette phrase, lancée en passant, résume à elle seule tout ce que le film
ose dire sans jamais alourdir.
![]() | |
© 2025 VENDÔME FILMS, BAXTORY, STUDIO TF1, TF1 FILMS PRODUCTION |
Le compositeur Laurent Aknin, fidèle à Kherici depuis ses débuts, a travaillé ici
sur des sons modernes et électriques — la réalisatrice cite la musique de Billie Eilish comme référence d'une certaine tension sensuelle contemporaine.
Mais c'est le choix du titre repris qui retient l'attention : *I Put a Spell on You*.
Composée par Screamin' Jay Hawkins en 1956, retirée des ondes sous la pression
des radios, reprise de Nina Simone à Annie Lennox, cette chanson a traversé
les décennies comme un talisman. Que Kherici l'ait choisie pour un film sur le désir féminin n'est pas un hasard : *I Put a Spell on You* ( je t'ai jeté un sort ),
c'est le désir comme ensorcellement joyeux. Et c'est aussi, subtilement, la mémoire
d'une longue répression : les femmes qui "ensorcelaient" les hommes étaient précisément celles que l'on brûlait. Le film boucle ainsi sa propre boucle anthropologique,
sans qu'une note de scénario ait besoin de l'expliquer.
Le final : le feu, l'eau, le baiser, l'évaporation
La scène finale est un coup de cinéma pur et la plus belle image du film.
Dans la cuisine, le feu prend. Pendant ce temps, dans son bureau, Tom regarde Fanny pitcher leur invention devant lui, le Womanizer, l'objet qui révolutionnera le plaisir féminin, l'invention du siècle qu'ils ont fabriquée ensemble. C'est elle qui parle.
C'est elle qui porte. Le feu dans la cuisine, c'est l'ancien monde qui brûle en coulisses, pendant que le nouveau prend forme dans les mots de Fanny.
Puis les vannes de sécurité se déclenchent. L'eau envahit tout. Cluzet est inondé dans son bureau, trempé, grotesque, touchant, dans les ruines mouillées de sa vieille vie.
Le feu a appelé son propre contraire.
Alors Lamy entre dans l'eau. Volontairement. Elle aurait pu rester sèche, victorieuse,
sur le seuil. Elle choisit de le rejoindre dans le déluge. Ce mouvement dit tout
sur la nature de cet amour : elle ne triomphe pas *sur* lui, elle triomphe *avec* lui.
Ils s'embrassent sous l'eau — non pas un baiser de victoire mais un baiser d'alliance, deux êtres sous la même pluie, dans le même désordre joyeux.
Le film se termine sur une image qui s'évapore. Pas un fondu au noir, pas un arrêt
sur image figée. L'image se dissout dans l'air, comme de la vapeur, comme si le film
lui-même refusait de se laisser figer, de se laisser posséder. C'est l'image du plaisir : fugace, réel, impossible à retenir, et pourtant indéniablement passé par là.
Cette fin révèle la structure secrète du film tout entier, construite sur les quatre éléments.
sur des sons modernes et électriques — la réalisatrice cite la musique de Billie Eilish comme référence d'une certaine tension sensuelle contemporaine.
Mais c'est le choix du titre repris qui retient l'attention : *I Put a Spell on You*.
Composée par Screamin' Jay Hawkins en 1956, retirée des ondes sous la pression
des radios, reprise de Nina Simone à Annie Lennox, cette chanson a traversé
les décennies comme un talisman. Que Kherici l'ait choisie pour un film sur le désir féminin n'est pas un hasard : *I Put a Spell on You* ( je t'ai jeté un sort ),
c'est le désir comme ensorcellement joyeux. Et c'est aussi, subtilement, la mémoire
d'une longue répression : les femmes qui "ensorcelaient" les hommes étaient précisément celles que l'on brûlait. Le film boucle ainsi sa propre boucle anthropologique,
sans qu'une note de scénario ait besoin de l'expliquer.
Le final : le feu, l'eau, le baiser, l'évaporation
La scène finale est un coup de cinéma pur et la plus belle image du film.
Dans la cuisine, le feu prend. Pendant ce temps, dans son bureau, Tom regarde Fanny pitcher leur invention devant lui, le Womanizer, l'objet qui révolutionnera le plaisir féminin, l'invention du siècle qu'ils ont fabriquée ensemble. C'est elle qui parle.
C'est elle qui porte. Le feu dans la cuisine, c'est l'ancien monde qui brûle en coulisses, pendant que le nouveau prend forme dans les mots de Fanny.
Puis les vannes de sécurité se déclenchent. L'eau envahit tout. Cluzet est inondé dans son bureau, trempé, grotesque, touchant, dans les ruines mouillées de sa vieille vie.
Le feu a appelé son propre contraire.
Alors Lamy entre dans l'eau. Volontairement. Elle aurait pu rester sèche, victorieuse,
sur le seuil. Elle choisit de le rejoindre dans le déluge. Ce mouvement dit tout
sur la nature de cet amour : elle ne triomphe pas *sur* lui, elle triomphe *avec* lui.
Ils s'embrassent sous l'eau — non pas un baiser de victoire mais un baiser d'alliance, deux êtres sous la même pluie, dans le même désordre joyeux.
Le film se termine sur une image qui s'évapore. Pas un fondu au noir, pas un arrêt
sur image figée. L'image se dissout dans l'air, comme de la vapeur, comme si le film
lui-même refusait de se laisser figer, de se laisser posséder. C'est l'image du plaisir : fugace, réel, impossible à retenir, et pourtant indéniablement passé par là.
Cette fin révèle la structure secrète du film tout entier, construite sur les quatre éléments.
La terre, d'abord — le bureau, la maison, l'atelier, les décors solides du quotidien conjugal. L'air ensuite, le Womanizer lui-même fonctionne par air pulsé : le plaisir féminin arrive
par le souffle. Le feu, la révélation, le pitch, l'ancien monde consumé.
L'eau enfin, la purification, le baiser, l'évaporation finale.
Le film commence dans la chair et finit dans le ciel. C'est une trajectoire alchimique.
Ce que j'en retiens.
Un plaisir honnête, solaire. Le film ne prétend pas à la radicalité formelle.
Le film commence dans la chair et finit dans le ciel. C'est une trajectoire alchimique.
Ce que j'en retiens.
Un plaisir honnête, solaire. Le film ne prétend pas à la radicalité formelle.
Mais il y a des films dont la mission n'est pas l'originalité de la forme : ce sont des films
de *passage*, des films qui ouvrent des portes que d'autres ont peur de toucher.
Kherici a trouvé sa légitimité en se demandant pourquoi elle refusait d'aborder
cette question et quels étaient ses propres blocages. Cette honnêteté intellectuelle
se ressent dans chaque scène. Elle ne filme pas de l'extérieur un tabou
qu'elle surplomberait : elle filme de l'intérieur une pudeur qu'elle connaît.
Kherici a trouvé sa légitimité en se demandant pourquoi elle refusait d'aborder
cette question et quels étaient ses propres blocages. Cette honnêteté intellectuelle
se ressent dans chaque scène. Elle ne filme pas de l'extérieur un tabou
qu'elle surplomberait : elle filme de l'intérieur une pudeur qu'elle connaît.
![]() | |
© 2025 VENDÔME FILMS, BAXTORY, STUDIO TF1, TF1 FILMS PRODUCTION |
Simple. Le plaisir n'est pas une revendication isolée, mais un acte d'amour partagé.
Cette affiche montrait deux êtres libres après quelque chose.
Ce quelque chose, c'était ça : un feu dans la cuisine, une inondation,
un baiser sous l'eau, et une image qui s'évapore.
un baiser sous l'eau, et une image qui s'évapore.
![]() | |
© 2025 VENDÔME FILMS, BAXTORY, STUDIO TF1, TF1 FILMS PRODUCTION |
Mitty Hazanavicius, Reem Kherici, Delphine Baril, Kyan Khojandi, François-Xavier Demaison, Camille Aumont-Carnel. En salles depuis le 6 mai 2026. Durée : 1h29.
Et vous — l'avez-vous vu ?
*Pour le Plaisir* est un film qui ouvre des conversations.
Et vous — l'avez-vous vu ?
*Pour le Plaisir* est un film qui ouvre des conversations.
Reem Kherici elle-même en est convaincue : depuis qu'elle en parle, elle n'a jamais lancé autant de discussions. Alors je vous pose la question directement.
**Avez-vous vu *Pour le Plaisir* ?**
Qu'est-ce que ce film a remué en vous — en tant que femme, en tant qu'homme,
en tant que couple ?
Y a-t-il une scène qui vous a particulièrement touché, surpris, fait rire ou réfléchi ?
Laissez un commentaire ci-dessous.
Votre regard compte — c'est lui qui fait vivre le film après la salle.
Et si vous n'avez pas encore vu le film : allez-y.
**Avez-vous vu *Pour le Plaisir* ?**
Qu'est-ce que ce film a remué en vous — en tant que femme, en tant qu'homme,
en tant que couple ?
Y a-t-il une scène qui vous a particulièrement touché, surpris, fait rire ou réfléchi ?
Laissez un commentaire ci-dessous.
Votre regard compte — c'est lui qui fait vivre le film après la salle.
Et si vous n'avez pas encore vu le film : allez-y.
Pas pour l'invention du siècle.
Pour le baiser sous l'eau.
🔗 Retrouvez aussi l'analyse de l'affiche sur le blog — deux images, un même film, deux lectures différentes.
Pour le baiser sous l'eau.
🔗 Retrouvez aussi l'analyse de l'affiche sur le blog — deux images, un même film, deux lectures différentes.
*Gérard*
Synopsis
Et si on vous racontait l’invention du siècle ? Un couple, une vérité qui explose. Fanny et Tom sont mariés et heureux depuis 20 ans. Mais un jour un secret éclate : Fanny n’a jamais
eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet
qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble, ils se lancent dans cette quête aussi déjantée qu’émouvante qui va transformer leur couple. Jusqu’où iront-ils ? Loin, très loin.
Source, capture d'écran et remerciements.
https://www.pathefilms.ch/catalog/pour-le-plaisir
© 2025 VENDÔME FILMS, BAXTORY, STUDIO TF1, TF1 FILMS PRODUCTIONCONTACT DISTRIBUTION ET PRESSE
Pathé Films AG Neugasse 6, 8005 Zürich
Tél : 076 563 47 86
vera.gilardoni@pathefilms.ch
|









Commentaires