"NOUS L'ORCHESTRE" un film de Philippe BEZIAT • L' Orchestre de Paris • Directeur musical Klaus Mäkelä • Grand Prix Documentaire Musical FIPADOC 2026 • Gallery Photo • Press Release
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NOUS L'ORCHESTRE
Un film de Philippe Béziat
Avec l'Orchestre de Paris · Directeur musical Klaus Mäkelä
Au cinéma depuis le 22 avril 2025 · Grand Prix Documentaire Musical FIPADOC 2026
« L'orchestre est une société basée sur l'autorité et le collectif. » — Klaus Mäkelä, dans le film
Il est des films qui vous traversent comme une onde. Pas ceux qui vous racontent une histoire — ceux qui vous font éprouver quelque chose d'antérieur au langage. Nous l'orchestre,
le nouveau documentaire de Philippe Béziat, est de ceux-là. On entre dans la salle comme
on entre dans un concert. On en sort transformé, comme si l'on avait, pendant quatre-vingt-dix minutes, habité un autre corps — ou plutôt cent vingt corps à la fois, tous tendus
Il est des films qui vous traversent comme une onde. Pas ceux qui vous racontent une histoire — ceux qui vous font éprouver quelque chose d'antérieur au langage. Nous l'orchestre,
le nouveau documentaire de Philippe Béziat, est de ceux-là. On entre dans la salle comme
on entre dans un concert. On en sort transformé, comme si l'on avait, pendant quatre-vingt-dix minutes, habité un autre corps — ou plutôt cent vingt corps à la fois, tous tendus
vers le même invisible.
C'est, au sens nietzschéen du terme, un film dionysien : il ne cherche pas à expliquer
la musique, il cherche à la faire advenir en nous.
C'est, au sens nietzschéen du terme, un film dionysien : il ne cherche pas à expliquer
la musique, il cherche à la faire advenir en nous.
SYNOPSIS
Comment jouer ensemble sans se sentir disparaître dans la masse ?
Comment cohabiter si longtemps sans que le groupe explose ?
Quel rôle joue vraiment le chef d’orchestre ?
Pour la première fois, caméras et micros se faufilent parmi les 120 musiciens de l’Orchestre
NOUS L'ORCHESTRE Un film de Philippe Béziat Avec l'Orchestre de Paris · Directeur musical Klaus Mäkelä France · 2025 · 1h30 · Dolby Atmos / 5.1 Production : Les Films Pelléas · Distribution : Pyramide Distribution Grand Prix Documentaire Musical · FIPADOC 2026
© Ainsi Parlait l'Art
Comment jouer ensemble sans se sentir disparaître dans la masse ?
Comment cohabiter si longtemps sans que le groupe explose ?
Quel rôle joue vraiment le chef d’orchestre ?
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Pour la première fois, caméras et micros se faufilent parmi les 120 musiciens de l’Orchestre
de Paris, à la Philharmonie, sous la baguette de leur jeune chef prodige, Klaus Mäkelä.
Un film immersif au cœur de la musique en train de se faire ; au plus près de l’expérience
Un film immersif au cœur de la musique en train de se faire ; au plus près de l’expérience
des musiciens, de leurs émotions, de la beauté.
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Philippe Béziat est, jusqu'ici, l'homme des opéras filmés — Traviata et nous, Indes Galantes, Pelléas et Mélisande. Des films où le livret fournissait une armature narrative naturelle.
Cette fois, le réalisateur s'aventure en terra incognita : la symphonie, qui ne raconte rien,
ou plutôt qui raconte tout sans jamais nommer.
Il a résolu ce défi en inventant ce qu'il appelle lui-même un « documentaire-symphonie » :
un film construit non pas comme un récit linéaire, mais comme une partition musicale,
avec ses harmonies, ses contrepoints, ses dissonances, ses climax et ses silences.
Il n'y a pas de héros au sens dramatique, pas d'intrigue, pas de résolution.
Il y a un mouvement — celui d'un collectif humain en perpétuelle tension vers la beauté.
La structure suit celle d'une saison de l'Orchestre de Paris : chaque semaine une œuvre,
chaque œuvre un chef, chaque chef une énergie. De Stravinsky à Ravel, de Bartók à Bruckner, de Mahler à Chostakovitch, le film tresse des fils thématiques — l'autorité et la liberté,
le sacrifice et la grâce, la solitude et la communion — sans jamais les asséner.
C'est le spectateur qui, comme le musicien, doit avoir des antennes partout.
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Dans Nous l'orchestre, on entend peu les musiciens parler. On les lit.
Philippe Béziat a fait le choix radical — et magnifique — de retranscrire leurs témoignages sous forme de cartons incrustés à l'écran, à la manière du cinéma muet. Ce procédé,
qui pourrait sembler austère ou distancié, produit l'effet inverse : il libère. La musique continue de couler sans interruption, le cerveau de l'auditeur reste disponible à l'écoute,
et les mots — anonymisés, détachés de tout visage identifié — acquièrent une valeur universelle.
On y lit des confessions intimes d'une beauté sèche : un violoniste qui avoue avoir remplacé son père par son instrument. Un cor anglais qui souligne que le sien est « l'instrument mélancolique de l'orchestre » avant d'ajouter, sourire en coin : « Je ne suis pas mélancolique. » Un musicien anonyme qui confesse compter les mesures avant son intervention comme
on compte ses respirations avant de plonger.
Et puis ces témoignages moins amènes — les petits agacements, les jalousies de pupitre,
les frustrations de celui qui n'a pas de solo depuis des années — qui surgissent en nuages
de textes, drôles et féroces, libérateurs comme une soupape. L'orchestre, comme toute famille, a ses bas-fonds. Le film ne les cache pas.
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La direction de la photographie — signée Raphaël O'Byrne et Thomas Rabillon — est une prouesse de bout en bout.
Filmer la musique est un paradoxe : la musique est invisible, mouvante, fugitive.
La caméra, elle, fixe. La solution trouvée ici est d'adopter le même principe que l'orchestre
lui-même : la multiplicité des points de vue en simultané. La caméra longe les couloirs
de la Philharmonie, glisse d'une clarinette à une partition, d'un geste d'archet sur un violon
à celui de son voisin. On est tantôt dans la nuque du chef, tantôt dans les yeux d'un hautboïste, tantôt suspendu au-dessus de l'orchestre comme un étourneau.
Les gros plans sont particulièrement saisissants : ces mains qui tiennent un archet
depuis quarante ans, ces bouches qui soufflent dans le cuivre avec une précision millimétrique, ces visages qui écoutent autant qu'ils jouent. Philippe Béziat dit chercher la synesthésie —
la fusion entre son et image. Il l'atteint.
À l'extérieur, de rares échappées hors les murs : un cor anglais à vélo le long du canal
de l'Ourcq, une violoniste d'origine arménienne dans les rues de banlieue, et ce plan métaphorique d'une nuée d'étourneaux au-dessus de Paris — beauté fugace d'un collectif synchronisé. Ces respirations extérieures rappellent que derrière les instruments,
des hommes et des femmes vivent, aiment, souffrent.
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90 micros ouverts, une révolution sonore
C'est ici que le film accomplit quelque chose d'inédit dans l'histoire du cinéma musical.
Pour chaque prise de tournage, pas moins de 90 micros étaient ouverts simultanément — comme pour l'enregistrement d'un disque. Ces pistes sonores ont ensuite été retravaillées
en post-production par Philippe Béziat lui-même, qui a littéralement réorchestré Ravel
et Bartók en fonction des plans, des émotions qu'il voulait souligner, des voix qu'il voulait faire entendre.
Le résultat est une expérience sonore que le Dolby Atmos et le Dolby 5.1 rendent proprement hallucinante : on entend ce qu'entend le cor anglais depuis sa place, assourdissant
par les cuivres derrière lui. On entend ce qu'entend la contre-bassonniste, qui décrit les cordes « loin, comme dans un bassin ». On entend, dans Le Mandarin merveilleux de Bartók,
les hautbois sans cordes ni cuivres — un caquètement de basse-cour qui fait rire et interroge
à la fois.
Les œuvres traversées sont somptueuses : Le Sacre du printemps et L'Oiseau de feu
de Stravinsky, le Concerto en sol de Ravel avec le solo bouleversant de Gildas Prado
au cor anglais, Shéhérazade de Rimsky-Korsakov, Le Mandarin merveilleux de Bartók,
la Symphonie n°8 de Bruckner sous la baguette du vénérable Herbert Blomstedt, 96 ans
et une vitalité restée intacte.
La musique n'est pas ici illustrée par le film. Elle est le film.
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Un film qui nous change
Nous l'orchestre est une œuvre rare — de celles qui ne se contentent pas de montrer l'art, mais qui le font résonner en vous longtemps après avoir quitté la salle.
C'est une leçon de vie sur le collectif, sur la place de l'individu dans le groupe,
C'est une leçon de vie sur le collectif, sur la place de l'individu dans le groupe,
sur les sacrifices que demande la beauté. C'est un film sur le travail — ce travail obscur, quotidien, répété, sans lequel aucun miracle ne serait possible.
C'est un poème visuel et sonore sur ce que signifie s'écouter — les autres, et soi-même.
Et c'est, peut-être, la meilleure définition que je connaisse de l'art lui-même : cent vingt fragilités humaines qui, ensemble, atteignent l'infini.
Et c'est, peut-être, la meilleure définition que je connaisse de l'art lui-même : cent vingt fragilités humaines qui, ensemble, atteignent l'infini.
© Ainsi Parlait l'Art
• Source, Capture d'écran et remerciements.
Crédits photo : dossier de presse Les Films Pelléas
Réalisateur / Scénario : Philippe Béziat
Production : Philippe Martin, Les Films Pelléas
Image : Raphaël O'Byrne, Thomas Rabillon
Montage : Henry-Pierre Rosamond
Son : Arnaud Marten, Nicolas Joly, François Waledisch, François Mereu, Emmanuel Croset
Directeur de production : Natacha Legrand
Responsable de postproduction : Juliette Mallon
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Production : Philippe Martin, Les Films Pelléas
Image : Raphaël O'Byrne, Thomas Rabillon
Montage : Henry-Pierre Rosamond
Son : Arnaud Marten, Nicolas Joly, François Waledisch, François Mereu, Emmanuel Croset
Directeur de production : Natacha Legrand
Responsable de postproduction : Juliette Mallon
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