HAUSER & WIRE · Artiste Leonardo Devito · "Palazzo d’Oriente, 2025" · Texte de Violette d' Urso · HAUSER & WIRE Paris en collaboration avec la Galerie Ciaccia Levi · Exposition jusqu'au 20 décembre 2025

Leonardo Devito, Palazzo d’Oriente, 2025 Crédit photo: @ainsiparlaitlart_gerardpocquet le 27 novembre 2025 Vernissage

À PROPOS DE LEONARDO DEVITO
Leonardo Devito (né en 1997 à Florence) vit à Turin. Il a étudié à l'Accademia di Belle Arti de Florence, 
à l'Akademie der Bildenden Künste de Vienne et a obtenu son master en beaux-arts à l'Accademia Albertina de Turin. Parmi ses expositions personnelles récentes figurent Candide, avec Domenico Gnoli, Drawing Week Milan, Ciaccia Levi, Milan, 2024; Teatrino, Ciaccia Levi, Paris, 2024 ; 
ainsi qu'une présentation individuelle à LISTE Basel avec la galerie Ciaccia Levi en juin 2025. 
Il a également participé à plusieurs expositions collectives, dont Last Night | Dreamt of Manderley, 
Alison Jacques, Londres, 2025, et X Collection 202: Portrait of a Man, X Museum, Beijing, 2024.

TEXTE DE VIOLETTE D'URSO

Ma chère P,
Comme tu as de la chance d'être aujourd'hui devant ces œuvres, de les voir en vrai.

Moi, je t'écris depuis une de ces villes en arrière-plan des tableaux que tu vois aujourd'hui. 
Comme je suis ici, je n'ai pu rencontrer Leonardo que par internet, sur mon ordinateur. 
Mais ça a été le moment le plus inspirant de mon année. J'étais anxieuse avant notre rendez-vous. 
J'ai révisé toute mon histoire de l'art parce que..., et bien regarde ses peintures...! 
Mais à la seconde où il est apparu sur mon écran, j'ai compris qu'il n'était pas ce que j'avais imaginé. 
Oui c'est un génie de la peinture et aussi un être extrêmement sympathique, d'un enthousiasme contagieux pour les choses dont il parle à merveille, qu'il inclut dans son travail, 
avec lequel il joue et qu'il transforme.

Le rencontrer ainsi était finalement une bonne manière de comprendre son art, comme quand on regarde un de ses tableaux. Les bords de mon ordinateur sont tombés et c'est tout un monde qui s'est déployé 
sous mes yeux. Ses peintures, sont les vignettes de son imaginaire et nous y sommes les bienvenus. 
Elles m'ont rappelées la chanson de Gino di Paoli, Il cielo in una stanza. 
Quand l'artiste est là, devant nous ou devant ces modèles, questa stanza non ha più pareti, ma alberi, 
alberi infiniti. (Cette pièce n'a plus de murs mais des arbres, des arbres infinis).

Je lui ai demandé s'il connaissait cette chanson, qui est probablement ma chanson préférée au monde. 
Il m'a dit que oui et qu'il mettait souvent des musiques des années 60 comme celles-ci quand il peignait. Son atelier est à Turin, il y va tous les jours, rigoureusement jusqu'au jour de l'exposition 
que tu vois maintenant. Je crois qu'il a même apporté une des œuvres avec lui en train ! Il est drôle.

Je voulais que tu ailles voir cette exposition parce que je trouve que cette jeune fille allongée dans la nuit qu'il a peinte te ressemble. Elle est attentive et presque méfiante. Elle a ton visage. 
Je pense que ça t'irait bien, un petit dragon de compagnie comme celui qui est avec elle. 
La force de ces femmes me fait penser à la tienne ; comme celle-ci, brune, qui accepte de se regarder 
dans le miroir et découvre que le feu est plus proche qu'elle ne le pensait, qu'il touche ses épaules. 
Cette jeune femme me semble aussi proche de moi que tu l'es. 
Leonardo peint ses personnages intimement.

Je voulais que tu y ailles pour que tu voies avec précision ce que je veux dire.
J'aimerais faire en littérature ce qu'il fait en peinture. Ces personnages modernes dans des mondes étranges et pourtant familiers, qui cohabitent avec des monstres sans que ce soit un récit fantastique. 
Est-ce que toi aussi tu as envie de voir des choses comme ça ces temps-ci ? 
Comme dans l'art médiéval où les monstres sont représentés partout parce que l'imagination, aussi, 
fait partie des créations de Dieu.
Un des moments forts de ma rencontre avec Leonardo a été quand il m'a révélé qu'une de ses inspirations pour l'exposition était Scoubidou, particulièrement ces arrière-plans nocturnes, peints à la main 
dans la première saison du dessin animé (je te conseille vivement un re-visionnage). 
Duccio, ce grand artiste de Siena inspiré par Scoubidou. 
C'est ça que j'aime tant. La rencontre des deux infinis. J'ai carrément bondi de joie quand j'ai entendu ça. Ça m'a surpris et donné l'envie et la force de faire de l'art. 
Faire de l'art avec des références de notre génération et les mêler à des références de la Renaissance 
et de toutes les oeuvres qui nous ont données envie de faire de l'art. 
Dépasser tous les codes.
Les réalités ambiguës qui m'hypnotisent dans ses tableaux me rappellent quelque chose de l'enfance, particulièrement de la peur dans l'enfance. Dans la première partie de la vie, on a une façon de vivre 
les choses, parfois les plus effrayantes, sans idée de comment il faudrait les vivre, sans être encombré 
de l'expérience des autres et donc plus honnêtement. Ces tableaux me rappellent un enfant qui nous dirait tout bas « ne parle pas trop fort, le monstre dort sous mon lit ». Un enfant qui verrait un fantôme 
dans un appartement vide mais un fantôme dansant, souriant et accompagné d'un petit chien.
J'envie Leonardo qui a réussi à garder les clefs de son monde imaginaire et parvient à y faire entrer, 
en douce, des détails Fra Angeliquesques. Cependant que l'exposition reprend un des titres des albums 
le plus rock, le plus punk de l'histoire, Scary Monsters de David Bowie.
Cette exposition me dit : 
« oui, d'autres personnes ont des monstres. 
Regarde comme ils sont calmes, regarde comme c'est beau de les découvrir »
C'est comme le personnage principal de Max et les Maximonstres. Un petit garçon seulement vêtu 
de son pyjama qui affronte des créatures immenses. Comme ce sont ceux de son monde, il n'a pas peur, 
il les aime. Par-dessus tout, ce sont les monstres qui regardent le garçon car il est la créature 
la plus intéressante, la plus complexe qu'ils aient jamais vue. Max danse et se repose avec eux et, 
après cela, il peut revenir à sa vie. Maintenant qu'il a réussi à contrôler les monstres, il peut affronter 
la nuit dans laquelle il avance, il navigue, serein. Et nous avec lui.
Comme tous les artistes je crois, Leonardo est habité par l'idée de la mort. 
Chez lui, elle n'est pas tragique. Ses tableaux sont comme la tombe du plongeur, cette stèle étrusque où, pour figurer un homme rejoignant l'autre monde, on le voit sauter d'un plongeoir. 
Ses tableaux, comme cette tombe, me rendent heureuse et me rassurent. Ils sont beaux, parfois amusants 
et ils réussissent à évoquer un thème effrayant et inconnu, de façon poétique et douce.
À la fin de l'exposition, tu reviens doucement du monde des Scary Monsters vers la rive. 
Peu à peu, les voix autour de toi reprennent forme, et peut-être même que tu aperçois un passant 
sur le trottoir qui te fait signe et t'appelle.
Après avoir vu ces œuvres, on retourne à la vie, mais pas tout à fait le même, je te préviens. 
Notre regard est changé puisqu'il a vu ce monde étrange, peuplé de monstres bienveillants, 
de dangers paisibles et de peurs apprivoisées.
On retourne dans la rue, calme, en portant le secret de ce monde auquel on appartient,
Where the wild things are.
Ma chère P., j'espère vous voir vite en vrai, toi et ces oeuvres, et qu'on puisse continuer à se raconter 
des histoires,
Je t'embrasse
Violette

À PROPOS DE VIOLETTE D'URSO
Violette d'Urso est une écrivaine franco-italienne, née à Paris en 1999, elle vit aujourd'hui à New-York. Son premier roman, Même le bruit de la nuit a changé, est paru en mars 2023 aux éditions Flammarion 
et a été traduit aux éditions Mondadori l'année suivante. Le récit suit une jeune narratrice qui enquête 
sur la vie de son père, disparu lorsqu'elle était enfant. Munie d'un ancien carnet d'adresse, elle retrace 
son chemin en partant de Naples, la ville dont il était originaire. À travers des bribes d'histoires 
qui lui sont racontées, des objets récoltés et ce qu'elle comprend des villes qu'elle traverse, 
elle compose le portrait d'un homme qu'elle n'a pas connu.

Violette d'Urso a mené des recherches en histoire médiévale au sein du CPES de l'Université PSL 
et elle poursuit aujourd'hui ses études à la Gallatin School of Individualized Study de New York University.

HAUSER & WIRTH INVITE(S)
Cette initiative reflète l'engagement de Hauser & Wirth, qui oeuvre depuis de nombreuses années à tisser des relations fécondes dans les lieux où la galerie travaille. En collaborant avec des artistes (ou estates) 
qui pourraient bénéficier d'une plateforme complémentaire, avec des galeries de différentes échelles, 
ainsi que des auteur-rices s'adressant à des publics diversifiés, Hauser & Wirth contribue activement 
au développement d'un écosystème artistique durable et inclusif.

En invitant des artistes, des galeristes et des auteur-rices dans nos espaces de Paris et de Zurich, 
nous apportons une plus grande visibilité à leurs travaux et à leurs idées, tout en cultivant une dynamique d'échange avec la foisonnante communauté créative de la ville. 
Conçu en collaboration avec Olivier Renaud Clément, Hauser & Wirth Invite(s) occupe le deuxième étage de notre espace parisien et accompagne notre programme d'expositions présentées au rez-de-chaussée 
et au premier étage.

À PROPOS DE CIACCIA LEVI
Ciaccia Levi, Paris-Milan a été fondée en 2013 par Nerina Ciaccia et Antoine Levi dans le quartier parisien de Belleville. En 2020, la galerie a déménagé dans un nouvel espace situé dans le quartier 
du Marais - Arts & Métiers, avant d'ouvrir un deuxième espace à Milan en 2022. 
Depuis sa création, la galerie s'attache à présenter le travail d'artistes des scènes émergentes internationales, dont Amber Andrews, Alina Chaiderov, Srijon Chowdhury, Romane de Watteville, Leonardo Devito, Garance Früh, Francesco Gennari, Daniel Jacoby, Piotr Makowski, Chalisée Naamani, Olve Sande, Sean Townley, Zoe Williams, ainsi que les figures historiques italiennes Lisetta Carmi 
et Nene Martelli.
Ciaccia Levi, Paris-Milan est également cofondatrice de la foire d'art Paris Internationale.

Ainsi Parlait l' Art. L' Art Universel.
L' Art Sacré.
L' Art Singulier, d' Ici et d'Ailleurs. 
L'Art de Marque Qui se Démarque.
@ainsiparlaitlart_gerardpocquet

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