LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA 2 • Un film de David Frankel • Press Release
LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA 2
Un film de David Frankel Avec Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, Stanley Tucci
Au cinéma depuis le 29 avril 2026
« On prend les mêmes. Et on recommence. » — La tentation des suites
I. LE VERDICT — sans détour
Vingt ans. Il a fallu vingt ans pour que Hollywood ose remettre le couvert.
Vingt ans de mémoire, d'attente, de nostalgie. Et au bout — une déception polie.
Le Diable s'habille en Prada 2 n'est pas un mauvais film. C'est pire. C'est un film sans surprise. Un film qui joue la sécurité à chaque plan, à chaque réplique, à chaque costume.
Le Diable s'habille en Prada 2 n'est pas un mauvais film. C'est pire. C'est un film sans surprise. Un film qui joue la sécurité à chaque plan, à chaque réplique, à chaque costume.
Un film qui a si peur de trahir le premier qu'il n'ose jamais être lui-même.
Le scénario n'apporte rien de nouveau. Aline Brosh McKenna, qui avait signé le premier
Le scénario n'apporte rien de nouveau. Aline Brosh McKenna, qui avait signé le premier
avec une efficacité redoutable, revient ici avec une partition trop sage. On reconnaît
les situations, on devine les retournements, on attend les punchlines — et elles ne viennent pas. Là où le Prada premier distribuait les répliques cinglantes en veux-tu en voilà,
là où le public éclatait de rire au quart de tour, le Prada 2 avance prudemment, proprement, sans jamais prendre de risque. Par moments, on s'ennuie. Il faut le dire.
Les dialogues sont plats. Lisses. Dépolis. Ce sont des dialogues de série télévisée correcte — pas d'une comédie de cinéma qui se respecte.
Ce qui sauve le film du naufrage ? Trois choses : la bande musicale, qui couvre habilement les insuffisances du récit. L'univers visuel — haute couture, bijoux, réceptions, Milan en collection printemps-été 2026 — qui éblouit la rétine quand l'esprit s'échappe.
Les dialogues sont plats. Lisses. Dépolis. Ce sont des dialogues de série télévisée correcte — pas d'une comédie de cinéma qui se respecte.
Ce qui sauve le film du naufrage ? Trois choses : la bande musicale, qui couvre habilement les insuffisances du récit. L'univers visuel — haute couture, bijoux, réceptions, Milan en collection printemps-été 2026 — qui éblouit la rétine quand l'esprit s'échappe.
à l'écran. Elle est au-delà du scénario. Elle est au-delà de tout.
Mais ce n'est pas d'elle que je veux parler.
Mais ce n'est pas d'elle que je veux parler.
Il y a dans ce film un acteur qui joue dans un autre film. Un film plus subtil. Plus juste.
Plus humain. Cet acteur s'appelle Stanley Tucci.
Il reprend le rôle de Nigel Kipling — le bras droit de Miranda, le conseiller, le témoin,
Il reprend le rôle de Nigel Kipling — le bras droit de Miranda, le conseiller, le témoin,
celui qui sait tout et dit peu. Dans le premier Prada, Tucci était déjà la respiration du film — celui qui apportait la chaleur là où Streep apportait le froid, la bienveillance là où régnait
la cruauté. Vingt ans plus tard, il est toujours là. Et il est toujours le meilleur.
Pourquoi ? Parce que Tucci ne joue pas la comédie. Il habite. Chaque regard, chaque silence, chaque sourire de côté dit quelque chose que le scénario ne dit pas. Il incarne ce que le film aurait dû être tout entier : de la nuance, de la chair, de l'intelligence sensible.
Pourquoi ? Parce que Tucci ne joue pas la comédie. Il habite. Chaque regard, chaque silence, chaque sourire de côté dit quelque chose que le scénario ne dit pas. Il incarne ce que le film aurait dû être tout entier : de la nuance, de la chair, de l'intelligence sensible.
Là où ses partenaires livrent leur texte, cela lui offre une présence.
Il y a une scène — je ne la décrirai pas pour ne pas vous la voler — où Nigel apprend
Il y a une scène — je ne la décrirai pas pour ne pas vous la voler — où Nigel apprend
à Miranda une nouvelle qui va tout faire basculer. Tucci n'a pas besoin de mots.
Son visage suffit. C'est du grand cinéma dans un film qui n'en produit pas beaucoup.
Quand un acteur de cette trempe traverse un film insuffisant, il ne le sauve pas —
Quand un acteur de cette trempe traverse un film insuffisant, il ne le sauve pas —
il en révèle l'insuffisance par contraste. Et c'est peut-être le plus bel hommage qu'on puisse
lui rendre : Stanley Tucci est tellement bon que le reste du film pâlit.
Aujourd'hui que reste-t-il de Prada 2 ?
Aujourd'hui que reste-t-il de Prada 2 ?
Le souvenir que le Prada premier était le meilleur. Et Stanley Tucci.
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