Xippas Genève · Mitja Tušek Avec omega, pomme, haricot, cornichon, rien, bouteille 13.03.26 → 25.04.26 · Press Release
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| Mitja Tušek, DSC"11"001, 2021. Acrylic on canvas, 120 x 90 cm |
La Galerie Xippas présente Avec omega, pomme, haricot, cornichon, rien, bouteille, première exposition personnelle de Mitja Tušek à la galerie à Genève. L’exposition rassemble deux ensembles récents de peintures qui prolongent les questionnements fondamentaux traversant son œuvre depuis les années 1980 : la matérialité de la peinture, l’instabilité de l’image
et la fragilité de l’identité. Le premier ensemble présente des groupes de visages qui émergent d’un champ pictural dense. Chaque toile fait apparaître une petite société de figures
qui se superposent, se masquent et se mêlent les unes aux autres. Les portraits surgissent
d’une matière faite de taches barbouillées, versées ou étalées au couteau, dans laquelle
la figure apparaît puis vacille, comme prise dans une matière qui semble autant la révéler
que l’engloutir.
Chaque visage est construit à partir de neuf cercles noirs, d’un mat profond, de tailles
différentes et souvent chevauchés, qui composent les éléments du visage.
Chaque visage est construit à partir de neuf cercles noirs, d’un mat profond, de tailles
différentes et souvent chevauchés, qui composent les éléments du visage.
Cette structure fait écho à la Divine Comédie de Dante, où le Paradis et l’Enfer sont chacun organisés en neuf sphères. Chez Dante, ces orbes sont habités par des saints et des pécheurs ;
chez Tušek, chaque visage semble contenir son propre mélange de vices et de vertus.
chez Tušek, chaque visage semble contenir son propre mélange de vices et de vertus.
Si chaque figure possède son teint singulier, toutes partagent le même espace,
celui de la toile, et la même logique structurelle, celle des cercles.
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Mitja Tušek with snake, potato, banana, bitcoin, 2024 Acrilyc and oil on canvas 90 x 120 cm MTU026 20 |
Cette coexistence peut être rapprochée du concept de biocénose formulé par le biologiste
Karl Möbius. Étudiant les huîtres au XIXe siècle, Möbius montra qu’il fallait considérer
non pas une espèce isolée mais l’ensemble des organismes partageant un même espace
et interagissant entre eux. Les visages peints par Tušek forment ainsi une sorte d’écosystème pictural, un réseau d’individualités cohabitant dans un même champ et structuré par leurs interactions.
Ces têtes sans corps apparaissent comme des présences flottantes, des fragments d’humanité saisis dans le flux contemporain. Elles peuvent évoquer des mosaïques d’avatars
Ces têtes sans corps apparaissent comme des présences flottantes, des fragments d’humanité saisis dans le flux contemporain. Elles peuvent évoquer des mosaïques d’avatars
ou des captures d’écran de réunions virtuelles, ces assemblages de visages devenus familiers dans les interfaces numériques. Les peintures semblent ainsi traduire la multiplication
des images et la circulation incessante des visages dans notre environnement visuel.
Le second ensemble présenté dans l’exposition adopte une organisation différente.
Aux groupes de visages viennent s’ajouter divers objets, bouteilles, cigares, pièces d’or,
marteau, chat, fruits ou autres symboles. La couleur disparaît au profit du noir et blanc,
accentuant l’aspect presque caricatural de ces compositions qui oscillent entre peinture
et dessin.
Contrairement aux tableaux où les visages se superposent jusqu’à se dissoudre,
ces œuvres fonctionnent davantage comme un maillage visuel. Les figures ne se recouvrent
plus mais s’articulent en réseau, capturant dans leurs interstices œufs, tomates ou autres
objets dont la présence demeure énigmatique. La peinture, chez Tušek, ne cherche pas
plus mais s’articulent en réseau, capturant dans leurs interstices œufs, tomates ou autres
objets dont la présence demeure énigmatique. La peinture, chez Tušek, ne cherche pas
à stabiliser le sens. Elle met en tension les signes, brouille les hiérarchies et interroge
sans cesse la possibilité même de représenter.
À travers ces deux ensembles, Mitja Tušek poursuit son exploration d’une peinture située
entre figuration et abstraction, apparition et effacement. La toile devient un espace
partagé, un champ d’interactions où les visages, comme les images qui peuplent
À travers ces deux ensembles, Mitja Tušek poursuit son exploration d’une peinture située
entre figuration et abstraction, apparition et effacement. La toile devient un espace
partagé, un champ d’interactions où les visages, comme les images qui peuplent
notre quotidien, existant dans un équilibre précaire entre singularité et dissolution.
Source, capture d'écran, remerciements : xippas.com
Xippas Genève
Rue des Sablons 6 1205 Genève, Suisse
geneva@xippas.com
xippas.com
+41 (0)22 321 94 14
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