Le groupe Javotte c’est :
Lucie Jahier , flute traversiere , composition
Laëtitia Bonnin, piano
Gonzalo Alfaro Ugaz, bassiste
Fabien Dechaumont, batteur
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Le 8 avril au Son de la terre – Paris
Le 30 avril au Taquin à Toulouse
Le 9 mai à Coutances jazz sous les pommiers
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Broderies est le premier album du quartet Javotte, mené par la flûtiste et compositrice Lucie Jahier. Pensé comme une synthèse vivante de tout un parcours musical, longtemps mûrie avant de prendre forme sur disque, cet album rassemble des pièces écrites sur mesure, nourries par les nombreuses influences qui ont traversé son parcours. On y retrouve l’empreinte de musicien·nes comme Hermeto Pascoal, Naïssam Jalal, Magic Malik ou Ian Clarke, mais aussi des esthétiques variées telles que le jazz, le choro, le forró, la musique baroque, contemporaine ou encore le jazz-rock.
À l’image d’une broderie ou d’un canevas, toutes les compositions tissent ensemble des idées, des influences multiples pour former une œuvre cohérente et sensible. Les textures se superposent, les motifs se répondent, et la musique prend forme dans le détail comme dans la vision d’ensemble. Ce travail d’assemblage vise une chose essentielle pour la compositrice : faire émerger une musique belle, habitée et expressive où chaque idée trouve sa juste place et contribue à une forme d’évidence.
Les pièces sont, de manière générale, intenses et foisonnantes, parfois très denses. Cette énergie traverse l’album de part en part. C’est une musique vivante, engagée physiquement, presque défoulatoire : un espace où l’interprétation devient libératrice, où le jeu instrumental permet d’exprimer pleinement des personnalités animées.
Pour donner encore plus de richesse à son écriture, Lucie Jahier a choisi de s’entourer de musicien·nes aux influences très diverses : Laëtitia Bonnin, une pianiste formée au classique et au jazz, Gonzalo Alfaro Ugaz, un bassiste à la fois joueur de salsa et amateur de métal, et Fabien Dechaumont, un batteur passionné de rock progressif. Leurs univers singuliers nourrissent pleinement la musique du quartet et renforcent la richesse de son langage.
L’album est aussi un hommage aux aînées, figures de mémoire et de transmission. Leurs prénoms traversent les titres — Colette is dancing, Josette — comme des présences discrètes et lumineuses, créant une atmosphère de « salon de Javotte », dans lequel on écouterait une musique presque familière, comme à la maison.
Le nom du groupe, Javotte, fait référence au dessin animé Cendrillon dans la scène où les deux demi-sœurs de Cendrillon (Javotte et Anastasie) chantent et jouent de la flûte. Le surnom Javotte était donné à la flûtiste lors de ses études au conservatoire par son amie Anne (« Anastasie ») avec laquelle elle travaillait avec acharnement ses gammes toute la journée.
Broderie est le lieu où se déposent toutes les musiques emmagasinées jusqu’à présent, nourries par des années de vie musicale, d’écoutes, de recherches et de pratiques. Avec cet album, le quartet signe une œuvre cousue main, intime et ouverte, où chaque fil contribue à tisser une musique habitée, généreuse et pleinement assumée.
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