FR · EN · HAUSER & WIRTH · Artiste CAROL RAMA · Représentation de la succession de Carol Rama en collaboration avec la Galerie Isabella Bortolozzi, à Berlin. Press Release
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| Carol Rama in her studio, 1997. Photo: Pino Dell’Aquila |
HAUSER & WIRTH
"Nous sommes heureux d'annoncer la représentation de la succession de Carol Rama
en collaboration avec la Galerie Isabella Bortolozzi, à Berlin.
Une exposition personnelle aura lieu dans notre galerie new-yorkaise en mai prochain."
"Announcing Representation of the Estate of Carol Rama Alongside Galerie Isabella Bortolozzi, Berlin
A solo exhibition will open at our New York gallery this May"
À propos de l'artiste
Carol Rama est née en avril 1918 à Turin, en Italie. Cadette d'une famille de trois enfants, elle est la fille de Marta (née Pugliaro) et d'Amabile Rama, entrepreneur dans le secteur automobile et du cycle. L'entreprise familiale, d'abord prospère, est évoquée dans l'œuvre
de Rama à travers des références à la vie en usine, aux matériaux et aux composants.
À la fin des années 1920, un revers brutal et la faillite de l'entreprise familiale entraînent l'internement de la mère de Rama dans un hôpital psychiatrique de décembre 1932 à avril 1933. Amabile décède en 1942, probablement par suicide.
Les observations de Rama lors de ses visites à sa mère à l'hôpital ont un impact profond
et libérateur sur la jeune artiste, qui se manifeste à travers les thèmes psychosexuels présents dans son œuvre. Elle expliquera plus tard comment ces expériences ont remplacé la formation et les cours qu'elle a séchés à l'académie des beaux-arts :
« Je me sentais bien dans cet environnement. »
« C’est là que j’ai commencé à acquérir des manières et une éducation, sans préparation culturelle ni étiquette. »
Les aquarelles figuratives très corporelles que Rama a créées dans les années 1930 et 1940, connues sous le nom de « dessins grossiers », ont constitué le premier chapitre
de son émancipation esthétique. Elle y évoquait des nus ornés de guirlandes, dont les corps sans membres, les orifices, les langues acérées et les phallus serpentins étaient représentés dans un monde de contraintes et d’appareils orthopédiques, ces derniers servant souvent
de cadre. Les récits de sa série Appassionata et la forme accroupie de « Marta » (1940)
sont aussi lascifs et provocateurs que grotesques et abjects.
Ces premières œuvres se révélèrent suffisamment provocatrices pour susciter la censure lorsque, à la grande consternation de Rama, sa première exposition en 1945
L'Opera pia Cucina Malati Poveri fut fermée par la police avant même son ouverture au public en raison de l'« obscénité » de son contenu.
Carol Rama was born in April 1918 in Turin, Italy, the youngest of three children,
to parents Marta (née Pugliaro) and Amabile Rama, an automobile and bicycle entrepreneur. Initially prosperous, Amabile’s business is recalled in Rama’s art through references
to factory life, its materials and components. From the late 1920s, an abrupt reversal
of fortune and the subsequent demise of the family business led to Rama’s mother being admitted to a psychiatric hospital from December 1932 to April 1933, followed by Amabile’s death in 1942, likely by suicide. Rama’s observations during visits to her mother
at the institution exerted a pivotal and liberating impact on the teenage artist, materializing through the psychosexual themes in her work. She later explained how these experiences replaced the formal training and classes she skipped at the art academy:
‘I felt comfortable in that surrounding.
Because it’s there I began to have manners and upbringing without either cultural preparation or etiquette.’
The highly corporeal figurative watercolors that Rama created during the 1930s and 1940s, known as her ‘coarse drawings,’ formed the earliest chapter of her aesthetic emancipation.
She conjured garlanded nudes whose limbless bodies, orifices, sharpened tongues
and serpent phalluses are depicted within a world of restraints and orthopedic equipment,
with such medical equipment frequently appearing as framing devices.
The narratives of her Appassionata series and the squatting form of ‘Marta’ (1940)
are as lascivious and defiant as they are grotesque and abject. These early works proved provocative enough to elicit censorship when, to Rama’s dismay, her 1945 debut exhibition
at Opera pia Cucina Malati Poveri was shut down by police before it could open to the public due to the ‘obscenity’ of its contents
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