French Word - English Word - Bang Hai Ja . " Lumière de la terre, 2009 " . Musée National d' Art Moderne CENTRE POMPIDOU

 


Bang Hai Ja . " Lumière de la terre, 2009 " https://ainsiparlaitlart.blogspot.com

Bang Hai Ja
1937, Neungdong, Goyang-si (Corée du Sud) - 2022, Aubenas (France)
Lumière de la terre, 2009
Pigments sur géotextile
Don du FDT Fonds Bang Hai Ja, 2024
6C2024-1-0081

Au milieu des années 1990, Bang Hai Ja entreprend d'explorer les propriétés du tissu géotextile, offrant de nouvelles expériences chromatiques.
Ce matériau de fibres recyclées permet à l'artiste de « peindre au revers » - posant le pigment par imprégnation, technique déjà utilisée sur la soie dans la peinture bouddhique de l'époque Koryo.
La couleur acquiert ainsi un aspect à la fois dense et vaporeux.
Les trames de motifs se forment de manière intuitive, accueillant une part d'aléatoire. Lors de son exposition à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière en 2003, l'artiste a présenté ces supports enroulés suspendus, signifiant que la peinture est pour elle avant tout construction de l'espace.

In the mid-1990s, Bang Hai Ja began exploring the properties of geotextile fabric, which offered new chromatic possibilities.
This material is made from recycled fibres and enabled the artist to "paint on the reverse" - applying the pigment by impregnation, a technique used on silk in Buddhist painting from the Koryo period. This gives the colour an appearance that is both dense and ethereal. The patterns are formed intuitively, with an element of randomness. At her exhibition at the Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière in 2003, the artist presented these suspended rolled works, signifying that for her, painting is above all a construction of space.
Bang Hai Ja
La Coréenne Bang Hai Ja (1937- 2022) se forme à la peinture à l'huile et s'installe à Paris en 1961. 
Dans un premier temps, elle s'inscrit dans le courant parisien de l'abstraction gestuelle. 
Très tôt se forme dans sa peinture un espace où la profondeur se gagne à travers des brèches 
et des passages. Couleurs et matériaux incrustés complexifient la texture et la couleur. Entre 1968 et 1976, Bang Hai Ja retourne en Corée et commence à expérimenter avec le papier traditionnel hanji, 
qui produit une texture légère, résistante et soyeuse. Elle se multiplie dès lors des strates et des gestes 
de froissage et d'imprégnation par des pigments purs. Semblable à un seuil, l'œuvre semble peu à peu devenir une membrane suspendue entre deux mondes. Après son retour définitif en France en 1976, 
Bang Hai Ja partage sa vie entre Paris, Séoul et Ajoux en Ardèche.

Cette présentation est constituée en majeure partie par une donation consentie au Musée national d'art moderne par la famille de l'artiste, figure singulière dans l'histoire de l'art qui relie ses deux pays.
L'artiste coréenne Bang Hai Ja (1937- 2022) se forme d'abord à la peinture à l'huile et s'installe à Paris en 1961. Elle s'inscrit d'abord dans le courant parisien de l'action painting, mais très tôt, sa peinture laisse entrevoir des brèches et des failles dans la profondeur. Des éclaboussures et des incrustations de matières ajoutent de la complexité à la texture et à la couleur. De 1968 à 1976, Bang Hai Ja retourne en Corée et commence à expérimenter le papier hanji traditionnel, qui produit une texture légère et soyeuse, mais robuste.
Elle superpose et froisse immédiatement le papier et l'imprègne de pigment pur.
Tel un seuil, l'œuvre prend peu à peu l'apparence d'une membrane suspendue entre deux mondes. 
De retour en France en 1976, Bang Hai Ja partage son temps entre Paris, Séoul et Ajoux en Ardèche. 
Cette exposition réunit principalement des œuvres données au Musée National d'Art Moderne 
par la famille de cette figure marquante de l'histoire de l'art, en reliant ses deux pays d'origine.

Korean artist Bang Hai Ja (1937- 2022) trained first in oil painting and settled in Paris in 1961.
She was initially part of the Parisian action painting trend, but early on, her painting afforded glimpses of depth through rifts and breaches. Spills and encrusted materials added complexity to the texture and colour. From 1968 to 1976, Bang Hai Ja returned to Korea and started experimenting with traditional hanji paper, which produces a light and silky, yet sturdy texture.
She immediately layered and crumpled and impregnated the paper with pure pigment.
Like a threshold, the work gradually takes on the appearance of a membrane hanging between two worlds. After her final return to France in 1976, Bang Hai Ja divided her time between Paris, Seoul and Ajoux in Ardèche (South East of France). This exhibition mostly holds works donated to the Musée National d'Art Moderne by the family of this striking figure in the history of art, by connecting her two home countries.

https://www.centrepompidou.fr/fr/programme/agenda/evenement/yBdbYfS


 
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