đŹ L’AFFICHE A PARLĂ • WILDWOOD • LA PROPHĂTHIE DE LA FORĂT • Film d'animation en stop-motion de Travis Knight (LAIKA) • Au cinĂ©ma le 9 dĂ©cembre 2026 • Metropolitan FilmExport
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WILDWOOD – La ProphĂ©tie de la forĂȘt
L'Affiche a parlé. Gérard l'a vue. Ainsi parlait l'art.
SĂRIE WILDWOOD · OUVERTURE · L'affiche principale (suite : Prue, celle que rien n'arrĂȘte · 1/5)
Affiche © Metropolitan FilmExport / LAIKA – Au cinĂ©ma le 9 dĂ©cembre 2026
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Deux jeunes femmes, dos à dos, épaule contre épaule. DerriÚre elles, un seul ciel coupé en deux : à gauche l'or d'un soleil bas, à droite, l'heure bleue. Dans ce ciel, des oiseaux sombres qui montent en spirale, avec, tout petit, un enfant porté à l'envers.
Avant tout discours, l'affiche s'adresse au corps. On croit presque sentir la laine rĂȘche du caban, la fourrure du col, le grain de la peau, les mĂšches torsadĂ©es comme des fibres de bois. Chez LAIKA, rien n'est numĂ©rique par principe : les costumes sont cousus, les arbres sculptĂ©s, le manoir du bas est une maquette. La main de l'artisan est lĂ , l'Ćil la touche avant de la comprendre.
Puis la lecture commence. Le chaud et le froid ne s'opposent pas, ils s'échangent : Prue, dans la lumiÚre dorée, porte du bleu ; Alexandra, dans le froid, porte l'or de ses cheveux et le rouge de sa robe. Chacune porte la couleur de l'autre. La verticale du titre, de la jonction des épaules, de la porte éclairée du manoir et de la date forment un axe de silence au milieu de cette tension. Le pont de Portland dans la brume, cÎté lumiÚre ; la petite troupe d'uniformes cÎté nuit : deux mondes, un enjeu, un manoir.
Le titre lui-mĂȘme parle. WILDWOOD est Ă©crit en bois, en brindilles et en lierre : la parole se fait matiĂšre, le mot devient forĂȘt. Sous cette parole, une question trĂšs ancienne : que fait-on d'un amour que la perte rend possessif ? Alexandra est celle qui refuse d'ĂȘtre consolĂ©e, Prue, celle qui se retourne sans rien retenir. Le dossier de presse parle d'une « tension intenable entre le besoin de retenir et la nĂ©cessitĂ© de laisser partir ». L'affiche le dit autrement : en plaçant l'une derriĂšre l'autre, comme ce que l'une pourrait devenir si elle ne savait pas lĂącher.
Reste le point de jonction, entre les deux visages, ni chaud ni froid. C'est lĂ que l'image se tait, que l'on emporte quelque chose en partant : la forĂȘt qui grandit sans bruit sous la surface, la patience qu'elle demande.
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Une affiche trÚs réussie : dualité maßtrisée, axe central, matiÚres tactiles. Elle donne envie de voir le film, moins parce qu'elle raconte que par l'énigme qu'elle pose. Une réserve : la brume et les halos d'une image trÚs retouchée estompent un peu la main de l'artisan que LAIKA revendique. Curtis, le compagnon de Prue, est absent : l'affiche choisit le duo. Reste à voir, aprÚs la projection, si le film tient la promesse d'un conte sur le deuil et le lùcher-prise.
La sĂ©rie WILDWOOD : l'affiche principale (ouverture), puis cinq portraits : 1. Prue, celle que rien n'arrĂȘte · 2. Alexandra, l'Ă©nigmatique souveraine dĂ©chue · 3. L'alliĂ© inespĂ©rĂ© · 4. Brendan, le puissant roi des bandits · 5. Le GĂ©nĂ©ral, celle qui rĂšgne sur les cieux.
Film d'animation en stop-motion de Travis Knight (LAIKA) • 2 h 12 • Distribution : Metropolitan FilmExport • Sortie nationale le 9 dĂ©cembre 2026.
L'Ćil Ă©coute. Ainsi Parlait l'Art. GĂ©rard Pocquet. @ainsiparlaitlart_gerardpocquet
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