Hauser & Wirth · Artiste Maria Lassnig · Self with Dragon (Soi avec dragon) · Hauser & Wirth Hong Kong · Closes on February, 28, 2026 Presse Release · Gallery Photo
« Je me tiens devant la toile nue, pour ainsi dire. Je n’ai ni but précis, ni plan, ni modèle, ni photographie. Je laisse les choses se dérouler. Mais j’ai un point de départ,
qui découle de ma prise de conscience que la seule réalité véritable réside
dans mes sentiments, qui s’expriment à l’intérieur de mon corps. »
— Maria Lassnig
L’œuvre de la peintre majeure Maria Lassnig (1919-2014) couvre plus de 70 ans de travail intense
entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et sa mort en 2014.
entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et sa mort en 2014.
Au cœur de ses profondes recherches sur la peinture se trouve un intérêt unique pour la relation
entre la conscience et le corps humain — en particulier le corps de l’artiste —,
que Lassnig nommait « conscience corporelle ».
que Lassnig nommait « conscience corporelle ».
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| Der Eigensinn (Self-Will / Sense of Self) 1992 – 1994 Oil on canvas 200 x 145 cm / 78 3/4 x 57 1/8 in © Maria Lassnig Foundation Courtesy the Foundation and Hauser & Wirth |
Intitulée « Moi avec le dragon », il s’agit de la première exposition personnelle de Lassnig à Hong Kong. Présentant une sélection de peintures et d'œuvres sur papier réalisées entre 1987 et 2008, l'exposition offre un aperçu de la démarche de Lassnig, de sa manière d'interroger la perception au-delà du visuel,
de la façon dont notre corps perçoit comme un tout, et, de la façon dont le langage s'intègre
à ces perceptions.
Lassnig a développé sa théorie de la « conscience corporelle » dans les années 1940 ;
au cours des décennies suivantes, elle a traduit ses états physiques et émotionnels en termes visuels saisissants, se représentant souvent comme fragmentée, hybride ou en dialogue direct avec des formes abstraites, des machines et des animaux.
Lassnig fait référence à la créature hybride, reptilienne et généralement ailée, de la mythologie occidentale : le dragon.
Ce dragon représente une menace pour l'humanité et ne ressemble guère à son homologue d'Asie orientale. La lutte contre une telle bête dangereuse peut renvoyer non seulement à des forces extérieures,
mais aussi intérieures : des traits perçus comme négatifs, socialement indésirables et refoulés
de la personnalité.
C'est une confrontation que Lassnig a explorée dans son art, et, notamment dans cette peinture.
« Viktory (Victoire) » (1992) a été peinte peu après....... L’accident de moto de Lassnig en 1992.
L’œuvre est marquée par le motif d’un large « V » anguleux, une référence à la posture de l’artiste
et au geste du triomphe. Lassnig fusionne des éléments au sein de cette œuvre graphique,
produisant une tête-corps vibrante, à la fois vulnérable et défiante, brouillant les frontières entre machine, corps et mythe.
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| MARIA LASSNIG Viktory (Victory)1992 Oil on canvas 200 x 145 cm / 78 3/4 x 57 1/8 in © Maria Lassnig Foundation Courtesy the Foundation and Hauser & Wirth |
Plusieurs autoportraits abstraits de l'exposition transcendent l'« image rétinienne » de la réalité, cherchant plutôt à incarner une réalité ressentie physiquement et résonnante émotionnellement.
Dans « Selbst abstrakt I / Bienenkorb Selbst (Soi Abstrait I / Soi en ruche) » (1993),
Lassnig représente son corps comme un réceptacle perméable, empli de pression et d'énergie,
culminant dans une tête qui évoque une ruche traditionnelle, tandis que « Selbst als Blüte (Soi en fleur) » (1993) est une réflexion auto-ironique sur le vieillissement, établissant des parallèles visuels
entre l'anatomie féminine et les structures végétales, rendus avec ironie et tendresse.
Bien que connue pour ses grandes toiles à l'huile, les œuvres sur papier de Lassnig sont intimement
liées à sa démarche singulière, traduisant ses sensations corporelles intérieures en lignes et en valeurs
sur la page.
Elle notait en 1992 : « Le dessin est ce qui se rapproche le plus de l'instant présent. »
Chaque instant n’offre qu’une seule possibilité.
« Liegende (Figures allongées) » (2000) et « Liebespaar (Amants) » (2003) représentent deux facettes
des dernières œuvres sur papier de Lassnig : le corps solitaire et intérieur et la dynamique ambiguë
de la proximité relationnelle. Toutes deux emploient un minimum de lignes et de couleurs pour saisir
des sensations qui défient toute forme claire ; ces corps en mouvement invitent le spectateur à ressentir plutôt qu’à décoder.
Cette approche épurée se poursuit dans « Mr et Mrs Kliny » (2004) où des formes esquissées suggèrent deux figures prises dans une relation ambiguë.
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| Maria Lassnig Studio Maxingstraße, Vienna, 1983 Photo: Kurt-Michael Westermann |
Contacts presse :
Tara Liang, tara@hauserwirth.com, + 852 9213 6186
Courtesy the Foundation and Hauser & Wirth
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| Paris 6e Art 19 décembre 2024 18.09.09 Crédits photo: @gerardpocquet_ainsiparlaitlart |






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